"Il vaudrait mieux investir dans l'accompagnement social des étudiants que dans la remédiation"

Le directeur-président de la haute école Robert Schuman (sud du Luxembourg) était l'invité de Matin Première ce lundi. Pour Georges Sironval, "on dépense beaucoup d'argent dans la remédiation alors que toutes les études montrent que le critère principal de réussite d'un étudiant, c'est sa motivation. Et que sa motivation est fortement corrélée avec le milieu social de l’étudiant. Donc je pense qu'il vaudrait mieux investir dans l'accompagnement social des étudiants que dans l'accompagnement de l'aide à la réussite".

Cette remédiation lui est imposé par le décret paysage. "Cela veut dire que les hautes écoles doivent dépenser 1% de leurs allocations globales". Sur 500 millions de budget, "cela représente 5 millions d'euros tous les ans qui sont dépensés pour l'aide à la réussite. Et qu'est-ce qu'on constate sur le terrain ? Aucune différence ! C'est inquiétant".

S'orienter à 12 ans, "c'est pratiquement impossible"

Interrogé sur le pacte d'excellence et l'allongement du tronc commun jusqu'en 3ème rénové, il affirme que "les jeunes se profilent de plus en plus tard". 

Autrement dit, "demander à un jeune de 18 ans de déjà se profiler pour son avenir professionnel alors qu'il y rentre, c'est déjà difficile, alors demander à un jeune de 12 ans de se profiler pendant 6 ans, c'est pratiquement impossible. Les études là-dessus le montrent, plus on retarde la spécialisation des jeunes adolescents mieux on arrive à pouvoir plus tard les profiler de manière honnête"

Pour le reste, Georges Sironval se dit pour une fusion des hautes écoles, trop nombreuses, selon lui. Et il espère que le lien entre les hautes écoles et le secteur professionnel va encore augmenter. Quant au financement des hautes écoles, il n'est pas suffisant, affirme -t-il.

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