Il ne se voyait pas mourir à 73 ans: le Cardinal De Kesel va bientôt vaincre son cancer

Comme l'évêque d'Anvers, Jozef De Kesel demande au Vatican de ne plus qualifier l'homosexualité de péché.
Comme l'évêque d'Anvers, Jozef De Kesel demande au Vatican de ne plus qualifier l'homosexualité de péché. - © THIERRY ROGE - BELGA

Primat de Belgique, Jozef De Kesel (73 ans) espère annoncer cet été qu'il aura vaincu un cancer des intestins.

"Il a été détecté au début de la pandémie, il y a un an", précise le Cardinal dans les colonnes de nos confrères du Standaard et De Zondag.

Plutôt que se consacrer à la Semaine sainte, l'année dernière, Jozef De Kesel a découvert la chimiothérapie, suivie de deux opérations.

Il est toujours sous traitement et maintient sa confiance dans la science: "Les médecins m'ont vite réconforté, en me disant que ce cancer, à ce stade, était guérissable."

Dans ces journaux néerlandophones du week-end, le Cardinal sort de l'ombre et du silence.

Un livre à la mi-mai

Malgré cette maladie grave doublée d'une pandémie inattendue qui bouleverse la société et les rapports humains, peu de pensées sombres ont agité le Cardinal.

Il ne vous étonnera pas d'apprendre que Jozef De Kesel a puisé volonté et énergie dans la prière.

Le courrier et le téléphone ont partiellement compensé l'interdiction de toute rencontre autre que médicale.

La mort?

Il y a songé, si d'autres tumeurs se manifestaient. Celles aux intestins sont disparues. "Je ne me suis pas senti en menace de mort. À 73 ans, je ne suis d'ailleurs pas prêt à mourir. À 90 ans, on sait que l'on s'en rapproche."

Les médecins l'encourageant à poursuivre ses travaux s'il s'en estimait capable, le Cardinal a notamment conclu et relu un livre dont la sortie est prévue pour la mi-mai.

La solidarité

Dès lors que son état de santé et les conditions sanitaires le permettront à nouveau, Jozef De Kesel multipliera les rencontres auxquelles "il donnera plus de valeur encore."

"La crise nous invite à voir l'essentiel de la vie. Mon message pascal tourne d'ailleurs autour du mot solidarité."

"La vie et la liberté ne vont pas de soi. Nous devons accepter ces limitations temporaires."

L'église et l'homosexualité

En traitement et par conséquent discret, Jozef De Kesel a approuvé la réaction récente et très sèche des évêques belges, l'Anversois Johan Bonny, aux déclarations du Vatican, qualifiant l'homosexualité de "péché".

"Ne tenons pas le même discours qu'à la fin du 19ième siècle. L'homosexualité n'est plus un crime. Notre société l'a compris et à son tour, l'Église doit le faire et accepter que d'autres relations soient possibles. On ne peut associer l'amour au péché. Les mots peuvent être quelquefois dangereux."

 

 

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