Il n'arrête pas de pleuvoir… Pourtant, le niveau des nappes phréatiques est bas

Il n'arrête pas de pleuvoir... Pourtant, le niveau des nappes phréatiques est plus bas que la normale. Comment est-ce possible ?
Il n'arrête pas de pleuvoir... Pourtant, le niveau des nappes phréatiques est plus bas que la normale. Comment est-ce possible ? - © Tous droits réservés

On ne peut pas dire que les Belges auront profité d’un beau printemps ensoleillé. Pluie, tempêtes, orages… Il a fallu s’équiper de son parapluie et de son imperméable, et ranger ses lunettes de soleil au placard. Et pourtant, le niveau des nappes phréatiques est plus bas que la normale. Comment est-ce possible ?

Il pleut moins que ce que l’on pense

Tout d’abord, il faut relativiser cette phrase que nous disons à peu près une fois par jour depuis des semaines : "Il pleut tout le temps". D’après l’Institut Royal Météorologique, ces propos sont à nuancer. "Ce que nous observons pour ce printemps, ce sont surtout des épisodes orageux, donc irréguliers et locaux. On a l’impression qu’il pleut beaucoup, mais finalement, quand on regarde la moyenne des précipitations, elle n’est pas si élevée. On flirte même avec un temps sec", explique Fabian Debal, météorologue. Certaines régions sont même proches d’un temps "très sec", près de la frontière française.

Une pluie peu efficace pour les nappes

Non seulement il pleut moins que ce que l’on pense, mais en plus, quand il pleut, l’eau ne pénètre pas dans les sols. " Ces pluies orageuses que nous connaissons ne sont pas absorbées par le sol. Elles s’évaporent, ruissellent, ou se font boire par les végétaux plus nombreux au printemps ", explique Roland Masset, directeur du département des eaux souterraines au service public Wallonie environnement. Du côté de Mons, du Brabant wallon et du Condroz, le niveau des nappes est particulièrement bas.

"En fait, on paye les conséquences des sécheresses des deux ou trois années précédentes. Il ne pleut pas assez sur une longue période pour remonter le niveau durablement. Ce qu’il faudrait, c’est de la neige l’hiver prochain. Elle permettrait de faire pénétrer l’eau de manière continue durant la période hivernale", conclut le directeur.

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