"Il faudrait généraliser la suppression des examens", plaide Christophe Cocu, directeur de la Ligue des familles

Pas de session d’examen de fin d’année pour les élèves des écoles relevant du réseau WBE, Wallonie-Bruxelles Enseignement. La décision a été prise aujourd’hui, en concertation avec le pouvoir organisateur des écoles officielles de la Fédération Wallonie-Bruxelles. L’idée est de maximiser le temps d’apprentissage jusqu’à la semaine du 20 juin, et ainsi de ne pas devoir consacrer une semaine aux révisions ni plusieurs demi-journées à la préparation de l’examen du lendemain. Pour faire le point sur cette question, QR l’actu a reçu sur son plateau Christophe Cocu, directeur de la Ligue des familles et Bruno Humbeeck, psychopédagogue à l’Umons.

Suppression des examens, bonne décision ?

Selon Christophe Cocu, le fait de ne pas organiser d’examens ne signifie de ne pas diagnostiquer l’apprentissage des élèves : "Il faut bien comprendre cette décision et ainsi que le but recherché. En fait, on supprime ce rituel où l’on s’arrête début juin pour faire des révisions, et où l’on consacre ensuite plusieurs matinées aux examens, avec un congé les après-midi. Éviter cela va permettre d’aller le plus loin possible dans les matières, avec des évaluations continues".

Ne pas organiser d’examens ne signifie pas que les élèves ne doivent pas être évalués, insiste Bruno Humbeeck, psychopédagogue à l’Umons. "L’examen est un acte autoritaire qui vous qualifie ou vous disqualifie. En outre, le mot ‘épreuve’signifie que cela risque de vous faire souffrir. Ce n’est vraiment pas le moment de faire souffrir ou de disqualifier les élèves".

Envisager une suppression généralisée ?

Le directeur de la Ligue des familles plaide pour une suppression généralisée des examens, et pas uniquement dans les écoles de l’enseignement officiel de la Fédération Wallonie-Bruxelles, comme cela est envisagé actuellement. "Nous portons un message clair auprès des différents pouvoirs organisateurs de l’enseignement : supprimer les examens pour se concentrer sur l’apprentissage des matières".

Bruno Humbeeck estime que le processus d’évaluation est indispensable pour situer les élèves à un moment donné, et pour analyser les potentielles lacunes à combler, mais il insiste sur la manière de le faire :" Il ne faut pas évaluer le niveau des efforts fournis, mais bien le niveau des élèves".

 

 

 

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