Stages d'été autorisés : les stages sportifs ne sont pas concernés, décision attendue le 3 juin

C’était le soulagement pour de nombreuses familles ce vendredi en fin d’après-midi. Les différentes entités du pays et les experts sont tombés d’accord à propos des stages et des camps d’été qui pourront avoir lieu à partir du 1er juillet avec un maximum de 50 participants. Idem pour les maisons et les centres de jeunes.

Mais qu’en est-il des stages sportifs ?  Renseignements pris ce matin, ils ne sont pas concernés par cette décision. Pourtant, l'attente était grande. "Nous avons ressenti une grosse vague d'inscriptions, 400 en deux heures et demie", témoigne Denis Detinne, de l'ASBL Promosport à Ottignies-Louvain-la-Neuve.


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Parmi les responsables des stages, l'incompréhension règne. "Ce vendredi, nous avons eu beaucoup d'informations concernant les camps scouts, les camps patros, mais au niveau de ce qui est vraiment propre à une commune, on est vraiment dans le flou total, explique Emilie Govaerts, coordinatrice d'Accueil Temps Libre, dans la commune d'Eghezée. On attend avec grande impatience d'avoir tous les prescrits, toutes les conditions pour pouvoir accueillir les enfants cet été."

Du côté du gouvernement, on estime toutefois que cette réouverture serait prématurée. "La pratique du sport suppose une activité physique intensive qui pourrait nécessiter des dispositions particulières", explique le cabinet de la ministre francophone des Sports Valérie Glatigny (MR). La question sera abordée le 3 juin lors du prochain CNS (Conseil national de sécurité).

Pour Denis Detinne, il s'agira de s'adapter en attendant la décision du CNS. "L'offre sera moins grande, mais on aura de nouveaux stages que l'on aura créé pour l'occasion", relativise-t-il.