Il avait écrit des menaces dans les WC de l'aéroport de Zaventem: il risque 3 ans avec sursis

Il avait écrit des menaces dans les WC de l'aéroport de Zaventem: il risque 3 ans avec sursis
Il avait écrit des menaces dans les WC de l'aéroport de Zaventem: il risque 3 ans avec sursis - © Tous droits réservés

Le parquet de Hal-Vilvorde a requis mardi une peine de prison de 3 ans avec sursis probatoire à l'encontre d'un chauffeur de taxi anversois de 52 ans, auteur à l'été 2017 de messages menaçants inscrits notamment dans des toilettes de l'aéroport de Zaventem, Brussels Airport. Les messages laissés par le prévenu avaient entrainé des fouilles et des perturbations importantes. Selon la défense, ils étaient dans son chef une sorte d'appel, de la part d'un homme isolé socialement et manquant d'attention. Le jugement sera rendu le 30 octobre.

Le 18 juin 2017, des écrits suspects avaient été découverts dans les toilettes messieurs du hall d'arrivée de Brussels Airport, indiquant sur un mur "Allahu akbar, 20u30 Boom, bye bye Airport, IS" (IS étant la traduction néerlandaise de l'EI, acronyme de l'organisation terroriste Etat islamique). La police avait immédiatement réagi, installant un périmètre de sécurité et se lançant dans des recherches, sans résultat.

Environ deux semaines plus tard, un message similaire avait été découvert dans les toilettes messieurs de l'hôpital Jan Palfijn à Merksem. Une partie du bâtiment avait été évacuée, et là aussi, des recherches avaient été menées avec un chien entraîné à détecter la présence d'explosifs. A nouveau, on n'avait découvert aucun explosif.

Robert V., 52 ans, est l'auteur des deux messages. Il a été identifié sur base d'images de caméras de vidéosurveillance. Le parquet s'est montré sévère, face au tribunal correctionnel néerlandophone de Bruxelles: "que monsieur n'aie pas eu l'intention de réellement perpétrer un attentat ne change pas grand-chose, le message était plus que menaçant".

Peu après son interpellation en août 2017, le prévenu avait reconnu être coupable et avait regretté son geste. La défense a précisé que le principal intéressé était, au moment es faits, "dans un état d'isolement social après que sa compagne était partie avec son argent et ses affaires, ne lui laissant que des dettes". "Les messages de menace étaient un appel au secours".

 

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