IEW distribue des sushis au siège d'Engie pour dire "non" au nucléaire

Le siège d'Engie-Electrabel
Le siège d'Engie-Electrabel - © SISKA GREMMELPREZ - BELGA

Une douzaine de militants d'Inter-Environnement Wallonie (IEW) ont mené une action et distribué des sushis vendredi midi devant le siège d'Engie-Electrabel à Bruxelles, pour dire "non" au nucléaire, à l'occasion du cinquième anniversaire de la catastrophe de Fukushima.

Le slogan de l'action, "Accidents nucléaires, pas de sushi", "symbolise l'attitude d'Engie-Electrabel", explique Christophe Schoune, secrétaire général. "Évidemment qu'il y a des soucis à se faire."

Des sushis ont été distribués devant le siège de l'entreprise, et une boîte était prévue à destination de la direction.

"Le but est d'attirer l'attention sur Engie, dont on parle peu finalement, parce qu'on a l'impression aujourd'hui que c'est le groupe français qui décide de la politique énergétique de la Belgique depuis Paris", ajoute Christophe Schoune.

"Déni démocratique"

La fédération des associations déplore encore le manque d'études d'incidence préalables à la décision de prolonger la durée de vie de Doel 1 et 2. "C'est un déni démocratique".

Une délégation a été reçue par la direction, qui n'a pas souhaité de sushis ni la présence de caméras. Le rencontre a duré environ une heure. "La direction d'Engie-Elecrabel a pris le temps d'écouter nos arguments et la raison pour laquelle nous sommes venus faire cette action aujourd'hui. Nous avons partagé une série de discussions sur les enjeux énergétiques du pays", a réagi Christophe Schoune à l'issue de l'entretien. "On peut se rejoindre au moins sur une chose à l'issue de cette discussion: il manque cruellement une politique et une vision énergétique à long terme et il est urgent que le gouvernement fédéral se saisisse de ces enjeux. (...) Il faut asseoir tous les acteurs autour de la table pour voir ce qui se passera après 2022."

L'entreprise parle à son tour d'"un échange extrêmement constructif avec Inter-Environnemen Wallonie. Il y a des points sur lesquels on n'est pas d'accord effectivement. Il y a une analyse sur le nucléaire qui nous semble tronquée et qui n'est pas conforme à la réalité. On a en Belgique des centrales qui sont fiables, robustes (...) et qui font partie des plus sûres au niveau mondial", a réagi Florence Coppenolle, directrice communication pour Engie.

"Par contre, un point sur lequel on se rejoint tout à fait, c'est la nécessité d'avoir un cadre stable en Belgique. (...) Celle-ci doit dire quelle politique énergétique elle veut, pas seulement maintenant mais dans 20 ans, dans 30 ans, parce que les investissements se font maintenant et dans les années à venir. C'est donc très important d'avoir une concertation avec le fédéral et avec les Régions", pour une "vision commune", a-t-elle conclu.

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