Hoverboard, mono-roue et trottinette électrique : il faut être assuré

Hoverboard, mono-roue, trottinette électrique, ces nouveaux moyens de transport se multiplient sur les routes et les trottoirs que ce soit pour le trajet domicile-travail ou domicile-école. Jusqu'à peu, ils étaient considérés comme des gadgets d'enfants, ils sont, aujourd'hui, utilisés en moyenne par des hommes de 40 ans et des femmes de 36 ans. Ils sont devenus l'outil idéal pour compléter l'offre de transports en commun.

Réglementation

Ces moyens de transport sont régis par la législation sur les véhicules à moteur autorisés sur la voie publique dont la vitesse maximale de construction ne dépasse pas les 18 km/h. Lorsque les usagers respectent cette limite, ils peuvent rouler sur le trottoir. Lorsqu'ils roulent plus vite, ils peuvent se mettre sur la route.

Actuellement, l'usager est considéré comme un piéton s'il avance au pas. S'il avance plus vite, il est considéré comme un cycliste. Ceci étant dit, le code de la route ne chiffre pas l'allure "piéton", l'interprétation est donc libre.

Toutefois, il s'agit de véhicules à moteur, l'usager doit donc respecter le code de la route et être assuré via une assurance responsabilité civile. Une étude des assurances AG montre d'ailleurs qu'un usager sur trois a déjà eu un petit accident ou des égratignures lors de l'utilisation de ces engins.

Le ministre de la Mobilité, François Bellot, veut, quant à lui, adapter le cadre réglementaire. Il prévoit la mise en place d'un groupe de travail qui réunira spécialistes du secteur, experts sécurité et police. "Je pense qu’à l’image de ce qu’on a fait avec les vélos électriques, il faut maintenant un permis, une formation, il faut des protections individuelles, un casque. Je pense qu’on va devoir aller vers les mêmes types de dispositions pour ces nouveaux engins qui sont de plus en plus puissants, de plus en plus rapides, de plus en plus autonomes et parcourent des distances de plus en plus longues" avance le ministre.

Formation

Le ministre encourage les usagers à participer à des formations. Celles-ci sont déjà organisées par différentes associations dont notamment par l'ASBL Wheelsangels. Frédéric Bonus-Plumridge, formateur : "Une formation est vivement recommandée. D'autant lorsqu'un usager passe du statut d'usager fort lorsqu'il est sur le trottoir à usager vulnérable lorsqu'il est sur la rue".

Une formation qui est aussi recommandée par les experts de l'IBSR, l'institut Belge pour la Sécurité Routière.

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