Hongrie: appel d'anciens dissidents pour défendre la liberté de culte

Plusieurs anciens dissidents hongrois, qui ont aidé l'ex-pays communiste dans sa transition démocratique, ont appelé lundi l'Union européenne et le Conseil de l'Europe à l'aide pour défendre la liberté de culte dans leur pays.

Ces 14 ex-dissidents critiquent une nouvelle loi adoptée en juillet, qui a réduit drastiquement le nombre de communautés religieuses reconnues par l'Etat, dans une lettre ouverte adressée à la commissaire européenne à la Justice Viviane Reding et au commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, Thomas Hammarberg.

Les deux responsables européens sont invités "à engager des actions résolues pour défendre la liberté religieuse et d'autres libertés fondamentales qui sont en danger actuellement en Hongrie".

"Jamais auparavant un Etat membre de l'UE n'avait osé si ouvertement aller à l'encontre des principes de la liberté de culte, de l'égalité devant la loi et la séparation entre l'Etat et les Eglises", soulignent les ex-dissidents.

Avec le nouveau texte, l'Etat hongrois ne reconnaît plus que quatorze communautés religieuses contre environ 300 auparavant, mettant à l'écart notamment toutes les congrégations musulmanes, bouddhistes et hindouistes, les Eglises méthodiste, pentecôtiste, adventiste et la communauté juive réformée.

A l'entrée en vigueur de la loi en janvier, ces communautés vont perdre les subventions publiques auxquelles elles avaient droit, notamment pour leurs écoles, avertissent les signataires de la lettre.

Ils fustigent également le droit accordé au parlement dominé par le parti Fidesz du Premier ministre conservateur Viktor Orban de désigner désormais à la place des tribunaux quelles religions sont reconnues.


Belga
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