Himoon : en quoi se différencie cette application de Tinder ou Happn ?

Connaissez-vous Himoon, cette nouvelle application de rencontres LGBTQ + ? Depuis quelques jours, elle est disponible dans l’Apple Store et le Google Play Store. L’application vise spécifiquement la communauté LGBTQ + et propose une solution par rapport à l’isolement et le manque d’interactions sociales, accentués par le confinement.

Une application LGBTQ +

A l’origine de ce projet, une start-up belge qui souhaite privilégier la personnalité d’une personne avant son physique. Elle s’adresse uniquement à la communauté LGBTQ + qui représente notamment les personnes Lesbiennes, Gays, Bisexuel-le-s, Transgenres, Queers et Inters. Il n’y a donc pas d’erreur possible sur les orientations sexuelles des partenaires, c’est ce qui rend l’application sécurisante et inclusive.

"On insiste ici sur le caractère inclusif et safe de l’application", témoigne Anaïs, chargée de projet pour la fédération wallonne des associations LGBTQ +, partenaires du projet.

La sécurité, le respect et la tolérance sont trois valeurs fondamentales au projet.

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« Remettre la personnalité et les valeurs au même niveau que le physique »

Tout comme les autres applications de rencontres, il faut d’abord s’inscrire et entrer quelques informations personnelles comme sa description, ses attentes (relations sérieuses, juste discuter, on verra, etc.) ou encore ses passions. Grâce à un algorithme, Himoon met en relation les membres qui partagent des intérêts similaires. Dès qu’il y a match, c’est-à-dire quand deux personnes se sont mutuellement choisies, la conversation peut se lancer, mais attention, il y a tout de même une chose unique… On ne se base pas que sur le physique de la personne mais surtout sur la personnalité.

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Pour Michael Couvreur, cofondateur de Himoon, l’idée de cette application, c’est de remettre la personnalité au premier plan, à égalité avec le physique. "La photo est flouée. On ne se base donc pas que sur le physique mais découvre la personne à travers des caractéristiques inscrits comme la taille a corpulence mais surtout grâce aux traits de personnalités mentionnés grâce à des questions comme – deux vérités, un mensonge ou la plus grosse crainte".

Sans oublier qu’une description libre permet également aux utilisateurs d’être créatifs.

Un dévoilement progressif de la photo

A l’inverse des autres applications de rencontre, la photo de profil est floutée sur Himoon. Au fur et à mesure de la conversation, la photo se dévoile petit à petit. L’objectif ? Eviter le jugement dans la seconde.

"Il y a 81 cases. Il faut donc 81 allers-retours pour découvrir l’intégralité de la photo mais évidemment après une quarantaine de cases, on peut déjà avoir une belle idée du physique de la personne", explique Michael Couvreur, cofondateur de Himoon.

Un échange permet de dévoiler chaque fois une case de la photo comme un puzzle que l’on construit. Un concept unique développé en partenariat avec Arc-en-ciel Wallonie.

Une application soutenue par plusieurs associations belges

Les créateurs de Himoon ont collaboré étroitement avec la fédération wallonne des associations LGBTQ +, Arc-en-ciel Wallonie, qui a tout de suite identifié le potentiel du projet et leur expertise et conseils ont aidé à en faire l’application qu’elle est aujourd’hui. Tels Quels, Genres Pluriels, ainsi que la RainbowHouse, la coupole qui abrite différentes associations LGBTQ + de la région de Bruxelles, ont également apporté leur soutien et expertise de terrain pour faciliter ce lancement au sein de la communauté LGBTQ + belge.

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