Hausse de 34% des cas de coronavirus chez les 0 à 9 ans : "Pas d'emballement de la situation"

Une augmentation "spectaculaire" d'un tiers des cas chez les moins de 10 ans, qui s'explique.
Une augmentation "spectaculaire" d'un tiers des cas chez les moins de 10 ans, qui s'explique. - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

L’augmentation du nombre de cas de coronavirus en Belgique touche différentes tranches d’âge mais principalement celles des 20 ans, 40 ans et 50 ans. C’est ce qu’a rappelé le Centre de crise Covid-19 lors de son point-presse du vendredi. Mais on constate également une hausse de 34% sur base hebdomadaire pour la tranche d’âge des 0 à 9 ans, comme l’avait déjà signalé mercredi Yves Van Laethem, porte-parole du centre.

Une augmentation "spectaculaire" d’un tiers : faut-il y voir un dérapage ? La situation sanitaire chez les moins de 10 ans est-elle préoccupante voire alarmante ? "Pas d’emballement", tient à rassurer Yves Van Laethem. Cela signifie, explique-t-il, que l’on part de "valeurs extrêmement basses à la sortie des vacances de Toussaint".

"D’autre part", précise encore Yves Van Laethem, "cette tranche d’âge correspond toujours actuellement à un nombre trois fois moins élevé que celui présent dans la population en général". "Actuellement, si les cas retrouvés chez les enfants paraissent importants en pourcentage d’augmentation par rapport à la reprise des cours, ils restent en absolu un petit nombre", ajoute encore l’expert.

Enfin, si l’on part des données fournies par les services de l’enseignement en Wallonie, l’absentéisme pour cause de maladies pour les professeurs et les élèves "est tout à fait normal par rapport à la période du mois décembre". Les enseignants infectés représentent un pourcentage identique que celui que l’on retrouve au sein de la population globale, pour les mêmes tranches d’âge.

Nous sommes, heureusement, à la veille des 15 jours des vacances

Des éléments encourageants, pas d’emballement donc "alors que nous sommes, heureusement, à la veille des 15 jours de vacances de Noël". Une période qui va, selon Yves Van Laethem, conduire à un "refroidissement, si on peut dire, de la transmission". Après les vacances de Toussaint, la capacité de testings a également changé. "Il y a eu un peu plus de testings, ça c’est clair, avec entre autres l’ouverture aux contacts à hauts risques après les vacances de Toussaint", indique Yves Van Laethem. "On a effectivement un peu de cas qui sont liés à ce dépistage" et qui concernent des enfants dont les parents sont tombés malades. "Il peut y avoir une transmission au sein des écoles mais elle semble peu importante par rapport à la transmission au sein du foyer familial."

 

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