Hans Delmotte: l'assistant belge de Mengele, médecin nazi des camps de la mort

Les Baraquements d'Auschwitz-Birkenau.
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L’assistant de Joseph Mengele était Liégeois. Si sa biographie est bien étudiée par les historiens allemands, c’est curieusement moins le cas chez nous. L’historien flamand Lieven Saerens met en lumière le rôle et l’activité de ce collaborateur du médecin de mort du camp d’Auschwitz dans le livre "La haine est une vertu".

Il porte un prénom allemand: Hans. Mais son nom de famille est bien liégeois: Delmotte. Il est né en 1917 à Liège et devient, pendant la guerre, citoyen allemand. Hans Delmotte intègre un poste d’attaché à " l’Institut pour l’hygiène des races". Officier médecin de la SS, Hans Delmotte devient en 1944, l’assistant direct et officiel de Joseph Mengele, " l’ange de la mort ", au camp d’extermination d’Auschwitz. Il est chargé d’abord de la sélection des juifs sur la rampe de Birkenau où arrivent les trains. Il hésite pourtant, invoquant, selon les témoignages, le serment d’Hypocrate. Il en vomit même et refuse, préférant être envoyé sur le front de l’Est.

Il rédige sa thèse de doctorat à Auschwitz

Selon les mêmes témoignages, c’est sa femme qui le pousse, par ambition, à accepter de pratiquer des expériences sur des " cobayes humains ". Il injecte le typhus pour observer les conséquences sur les corps. Il mène d’horribles expériences sur des femmes, hommes et enfants juifs. Des centaines en meurent. Il rédige des articles et même sa thèse de doctorat à Auschwitz.

Hans Delmotte est muté à Dachau à la fin de la guerre. Arrêté par les Américains, il se tire une balle dans la tête. Peut-être par remords, écrit Lieven Saerens qui explique que son doctorat a toujours une place dans la littérature académique. L’ouvrage est notamment présent dans les rayonnages de l’université de Liepzig.

Hans Delmotte, un personnage à part dans la collaboration, et qui n’est pas le seul à avoir participé à la persécution et à l’extermination des juifs.

Dans son ouvrage "Haat is een deugd” (La haine est une vertu),  Lieven Saerens démontre qu’il existe beaucoup plus de Belges persécuteurs de juifs que ce qui est généralement admis. La vérité à ses droits.

 

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