GSM à l'école: "L'interdiction n'est pas un problème auprès des élèves"

Après les élèves de maternelle et de primaire qui sont rentrés hier, ceux du secondaire rejoignent également les salles de classe. Et, dans certaines écoles, ce sera sans leur téléphone portable.

Interdire ou non: le choix est laissé aux directions d'école

En France une proposition de loi vient d'être votée, avec pour objectif une interdiction effective du GSM et de tout objet connecté dans les écoles pour les élèves âgés de moins de 15 ans. Chez nous, il n'y a pas de loi, c'est aux directions d'école et aux pouvoirs organisateurs de décider s'ils interdisent ou non l'usage du portable.

Thierry Vanderijst est le directeur du collège Saint-Pierre de Jette, en région bruxelloise, une école dans laquelle le GSM est interdit, sauf pour certains cours, et la règle est plutôt bien respectée. "Ce n'est pas vraiment un problème au sein de l'école. On a 1400 élèves. Dès la première, les élèves savent qu'on n'autorise pas le smartphone. Vous dire qu'il n'y en a pas l'un ou l'autre qui essaie pendant la journée... Sûrement, mais ce n'est véritablement pas un vrai problème pour nous au sein de l'école l'utilisation des smartphones. C'était peut être plus un problème au début, comme quand Internet est apparu, etc. Maintenant, c'est rentré dans les mœurs."

Privilégier la conscientisation à la sanction

Le directeur de l'école Saint-Pierre de Jette, interrogé par Fabrice Gérard explique que la pédagogie par rapport au téléphone ne passe pas que par la sanction : "Sanctionner parce que l'élève a utilisé son smartphone, oui, on peut le confisquer pendant une journée, mais c'est tout. On ne va pas punir, on ne va pas lui donner une punition parce qu'il a utilisé son smartphone. Par contre, conscientiser les élèves, ou en parler aux parents, ça me paraît intéressant de dire aux parents : votre fils téléphonait dans le couloir, etc. Est ce que c'est vraiment nécessaire ?"

Reportage dans une école liégeoise

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