GSK : le gouvernement wallon assure son soutien aux travailleurs

C’était une journée importante chez GSK. Après des assemblées du personnel ce matin, durant lesquelles les travailleurs ont été informés plus en détail sur le plan de restructuration de l’entreprise, les syndicats ont rencontré le gouvernement wallon. Pour rappel, mercredi, l’entreprise pharmaceutique annonçait son intention de supprimer 720 emplois et de ne pas reconduire 215 contrats temporaires en Wallonie.

"Le gouvernement wallon est inquiet, comme nous"

Côté syndicats, à la sortie de cette réunion, le sentiment est assez positif. "Je pense que le gouvernement wallon a envoyé un signal pertinent envers les travailleurs en prenant le problème au bon, avec la sortie de Willy Borsus et sa rencontre avec la direction de l’entreprise. Ensuite, envers nous, on a eu les garanties d’un soutien indéfectible ", raconte Michael Bono, délégué CGSLB.

"On a pu partager le sentiment des travailleurs ", ajoute Andrea Della Vecchia, délégué FGTB. "C’est un sentiment d’injustice, car il s’agit d’une entreprise qui fonctionne bien, dont la productivité est élevée, et qui est très rentable. C’est aussi un sentiment de surprise, face à leur intention de licencier des personnes. On a pu partager cela… Ensuite, on a entendu le gouvernement wallon, qui est inquiet, comme nous, sur l’impact social à court terme. Ce sont 1000 emplois qui sont concernés."

"Le dialogue s’est entamé rapidement"

Du côté du gouvernement wallon, Christie Morreale, ministre de l’Emploi, se dit satisfaite de la rapidité du processus de dialogue : " Je n’étais pas en peine d’imaginer que dans un secteur bénéficiaire et porteur comme celui du biopharma, qu’on se retrouve avec une annonce de plus de 900 emplois potentiellement menacés. Cela dit, le dialogue s’est entamé rapidement pour comprendre, écouter, et voir dans quelle mesure on pouvait réagir", dit-elle. "Notre responsabilité c’est de se dire qu’on doit maintenir les lieux de décisions et d’investissements et production sur la Wallonie et que les annonces qui soient faites par l’entreprise ne soient pas à la hauteur de ce qu’elles ont envisagé au maximum".

La ministre se veut rassurante, notamment quant aux rumeurs concernant de nouveaux licenciements après la transformation de l’entreprise : "La direction nous a assuré que l’automatisation et les investissements réalisés dans les trois prochaines années n’allaient pas conduire à de nouvelles suppressions d’emplois. "

"Ce que l'on retiendra de cette rencontre, c'est la promesse de disponibilité du gouvernement wallon si les négociations se compliquaient", conclut Mickaël Bonneau, délégué CGSLB.

 

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