Groupes limités à 50, port du masque, aération des locaux : à quelles conditions scouts, guides et patros peuvent-ils reprendre ?

Port du masque obligatoire dans les mouvements de jeunesse : comment s'organisent les scouts, guides et patros ?
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Port du masque obligatoire dans les mouvements de jeunesse : comment s'organisent les scouts, guides et patros ? - © Augustas Cetkauskas / EyeEm - Getty Images/EyeEm

Il y a eu la rentrée dans les écoles, celle des universités, celle des clubs sportifs et des académies… place désormais aux mouvements de jeunesse. Chez les scouts, guides et autres patros, le mois de septembre est traditionnellement marqué par des réunions de passage. Un moment où les enfants et adolescents passent d’une section à l’autre. Une journée de rencontres et de partages qui regroupe de nombreuses personnes en intérieur comme en extérieur. Un rendez-vous qu’il faut donc adapter en fonction des mesures sanitaires pour lutter contre l’épidémie de Covid-19.

En ce mois de septembre, c’est le code jaune qui est d’application. Le protocole sanitaire (à retrouver en détail ci-dessous) mis au point par Valérie Glatigny, ministre en charge notamment de la Jeunesse en Fédération Wallonie-Bruxelles, impose de :

  • Limiter les groupes à 50 personnes maximum ;
  • Eviter les contacts rapprochés ;
  • Aérer les locaux au minimum 3 fois par jour pendant 15 minutes ;
  • Pour les plus de 12 ans, port du masque obligatoire en intérieur. A l’extérieur, ce sont les mesures imposées par les autorités communales qui s’appliquent.

"Les activités extérieures doivent être privilégiées", rappelle-t-on du côté du ministère. Concernant les activités sportives, c’est le "protocole sport" qui s’applique. Celui-ci indique en date du 26 août que "le port du masque n’est pas obligatoire durant les activités entraînant une hyperventilation. C’est pourquoi, les sportifs doivent éviter les foules. Vous êtes en hyperventilation lorsque vous devez respirer sensiblement plus vite lors de votre activité sportive".

Port du masque obligatoire (presque) tout le temps

Pour les différents mouvements de jeunesse, les règles relèvent parfois du casse-tête… et font l’objet d’interprétations diverses en date du 14 septembre.

Chez les Guides, le port du masque est "obligatoire en tout temps, en intérieur et en extérieur" pour les "animateurs, intendants et Staffs d’Unité".

Pour la Fédération Les Scouts aussi, le port du masque est obligatoire en intérieur comme en extérieur. Avec ces précisions :

  • Pour les Eclaireurs et pionniers : obligatoire en extérieur "sauf si la distance physique peut être respectée et en fonction des mesures communales" ;
  • Pour les animateurs, intendants et équipes d'unité, le masque est "obligatoire en tout temps, en intérieur et en extérieur" ;
  • "En cas de pratique sportive (match de fin de réunion par exemple), port de masque non obligatoire pour les + de 12 ans. Attention néanmoins à éviter les sports à contacts importants".

Les Scouts et guides pluralistes indiquent pour leur part ceci sur leur site internet :

  • À l’intérieur du local : masque et distanciation physique obligatoire pour les +12 ans.
  • À l’extérieur du local : obligatoire pour les +12 ans sauf si la distance physique peut être respectée et en fonction des mesures mises en place par la commune.

Le patro fait, lui, la distinction entre "contacts étroits entre participants" et "contacts étroits avec les encadrants".

Tous se réjouissent malgré tout de pouvoir reprendre leurs activités – presque – normalement. "On est contents que les réunions puissent reprendre, souligne Romain Castelet", porte-parole des Guides de Belgique. Sa fédération, qui compte 23.000 membres (dont 18.000 animés et 3500 animateurs), a principalement communiqué sur le code jaune pour ne pas brouiller le message avant un éventuel durcissement ou allègement des mesures.


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"On attend de voir la suite, s’il y aura un assouplissement des mesures. Mais on n’a pas le choix, poursuit Romain Castelet. C’est plus contraignant, mais les animateurs font tout pour respecter ce qui leur est demandé. C’est la confiance avant tout, on sait qu’ils sont responsables."

Si toutes les fédérations reconnaissent l’importance de respecter les protocoles sanitaires, elles espèrent malgré tout que certaines mesures pourront être réévaluées. Denis Toune, Secrétaire général de la Fédération nationale des Patros (22.000 membres dont 3500 animateurs) pointe au passage "une grande différence avec les normes flamandes qui sont plus réalistes avec ce qui se passe dans la vie de tous les jours".

Au nord du pays, où on parle aussi de code jaune, les "bulles" sont limitées à 50 personnes. Ni le port du masque, ni la distance ne sont obligatoires au sein de ces groupes de 50. En dehors de ceux-ci, la distance s’impose et, si cela n’est pas possible, alors le port du masque est de rigueur.

Dans ce contexte, ajoute le Secrétaire général de la Fédération nationale des Patros, "on milite pour demander à la ministre d’avoir une conformité entre les règles francophones et néerlandophones. Cette très grande disparité nous a passablement surpris."

Percer la bulle ?

Chez les guides, les scouts et les patros, on s’interroge aussi sur l’intérêt de maintenir une bulle de 50 personnes. Surtout à l’heure des journées de passage qui rassemblent des groupes parfois importants.

"Il faut trouver des solutions pour respecter ces groupes de 50, explique Adrien Mogenet, porte-parole des Scouts (62.000 membres, parmi lesquels 50.000 animés et 8500 animateurs). C’est un moment de l’année où les regroupements ont tendance à être plus importants. L’idée c’est de permettre à la fois de marquer le coup au niveau du passage et de la rencontre tout en respectant la logique de 50."

Toujours concernant les activités de passage, le porte-parole des Scouts ajoute : "Il n’est pas autorisé qu’une section en rencontre physiquement une autre. Nous demandons donc que le moment d''au-revoir' à la section quittée ait lieu un autre jour que l’arrivée dans la nouvelle section."

Du côté de la Fédération des Scouts et Guides pluralistes (5000 membres), on demande de la "flexibilité" au cabinet de la ministre. Comme l’explique Léa Gros chargée des relations extérieures chez les Scouts et Guides pluralistes : "Pour respecter les règles, nos groupes ont besoin d’explications concrètes. Savoir pourquoi ils doivent faire ça. Quand ils comprennent pourquoi, s’il y a un véritable enjeu derrière, alors ils s’engagent."

Les différents codes couleur et les règles qui s’appliquent dans les mouvements de jeunesse. En date du 14 septembre 2020, c’est le code jaune qui est d’application

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