62 migrants interpellés à la côte belge

Grosse opération ce jeudi pour déloger les migrants à la côte belge
Grosse opération ce jeudi pour déloger les migrants à la côte belge - © KURT DESPLENTER - BELGA

Pas moins de 62 migrants ont été interpellés à la côte ce jeudi. Parmi eux, une large majorité d'Iraniens - 56 très exactement - mais aussi des Irakiens, un Egyptien et un Algérien. Ces interpellations sont le fruit d'une opération policière d'envergure menée jeudi, à la côte, entre 15h et 21h. Cette opération de contrôle a associé la police maritime, la police des chemins de fer, la police fédérale et les polices locales. En tout, 64 agents ont participé à l'opération. Objectif: éviter que des camps de tentes ne se développent sur notre territoire, comme à Calais ou à Dunkerque.

"Nous voulons à tout prix éviter un mini-Calais"

La majorité des migrants interpellés sont des hommes âgés de 20 à 30 ans. Ils avaient planté des tentes dans les dunes ou les bois à proximité du port, dans l'espoir d'embarquer clandestinement vers l'Angleterre. En quatre semaines, près de 900 migrants ont été interpellés à Zeebruges. La ville de Furne, à la frontière française, dénombre quant à elle 400 interpellations, selon les autorités locales.

Pour Carl Decaluwé, gouverneur de Flandre occidentale, de telles opérations policières sont absolument nécessaires. "Si on ne mène pas des contrôles, nous allons nous retrouver avec un mini-Calais. C'est ce que nous voulons éviter coûte que coûte". Ces déclarations rejoignent celles prononcées jeudi par le ministre de l'Intérieur. Jan Jambon (N-VA) avait affirmé qu'il "ne tolérerait pas un camp de tentes comme à Calais".

Dissuasion n'est pas solution

Les moyens déployés jeudi symbolisent clairement cette volonté d'action commune. L'opération avait un triple objectif, selon la police fédérale. Premièrement, décourager l'installation de camps de tentes, souvent insalubres. Deuxièmement, lutter contre les réseaux de passeurs. Troisièmement, enregistrer les migrants.

Une fois enregistrés, ils ont le choix entre déposer une demande d'asile ou quitter le territoire dans les cinq jours. Il s'agit donc bien d'actions de dissuasion... et non de véritable solution. Carl Decaluwé l'avoue lui-même: "la situation est dramatique et elle est loin d'être réglée". En effet, de nombreux migrants retentent leur chance de partir vers leur eldorado anglais quelques jours après avoir reçu l'ordre de quitter le territoire. Ainsi, 10 à 15% des migrants embarqués jeudi avaient déjà fait l'objet d'une interpellation lors d'actions précédentes. Le chemin reste donc bien long avant d'entrevoir des solutions durables.

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