SNCB: que reçoivent les cheminots grévistes de leurs syndicats?

Malgré les pertes de salaire, les grévistes restent déterminés.
Malgré les pertes de salaire, les grévistes restent déterminés. - © Tous droits réservés

Les cheminots en sont au huitième jour de grèves. Chaque gréviste perd entre 90 et 120 euros par jour, en ce compris les primes pour le week-end ou en fonction de leur pose. Depuis le début de la mobilisation, il y a une semaine, certains ont perdu plus de 700 euros selon leur statut et leur fonction. Un réel manque à gagner.

La seule compensation dont ils bénéficient est l'indemnité versée par les syndicats, soit 30 euros par jour pour les cinq premiers jours de grève. Au delà des 5 jours d'arrêt de travail, les syndicats versent quotidiennement 35 euros, pour passer à 41,5 euros au-delà des vingt jours. Pas de quoi compenser la perte de salaire de 100 euros.

Des sanctions

Mardi, les comités de direction des entreprises ferroviaires annonçaient des sanctions à l'encontre des grévistes. Les travailleurs partis en grève sans préavis du 25 au 30 mai, sont donc considérés en absence injustifiée. De plus HR Rail a rejeté le préavis de grève introduit mardi par la CGSP parce qu'il ne respecte pas le délai légal de huit jours. Dès lors, l'absence des travailleurs sera jugée illégale et sera assortie d'une sanction de 12,5 euros retenue sur la prime de productivité. S'ajoutera à cela une "sévère réprimande", une sanction administrative qui sera inscrite dans le dossier du travailleur.

Une menace que désapprouvent les syndicats mais qui ne décourage pas les grévistes plus déterminés que jamais à mener leur action au finish. Les syndicats vont donc devoir débourser plusieurs dizaines de milliers d'euros. 

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