Grève dans les soins de santé fédéraux ce jeudi: grosses perturbations en vue

Il faudra s'armer de patience ce jeudi si vous devez vous rendre dans un hôpital. Les syndicats ont déposé un préavis de grève pour les soins de santé fédéraux : hôpitaux, soins infirmiers à domicile, maisons médicales et les maisons de repos seront touchés. Et les syndicats prévoient d'ores et déjà que le mouvement sera bien suivi.

Marre d'attendre

Depuis le 4 juin dernier,le mouvement des blouses blanches est né pour dénoncer la dégradation des conditions de travail dans les soins de santé, l'augmentation de la charge de travail ou encore le manque de valorisation de leur profession. Tous les mardis de juin, ils ont mené des actions. Il y a aussi eu de nouvelles négociations entre les syndicats et les responsables des hôpitaux, mais le blocage est toujours là.

Un accord social non marchand a pourtant été signé le 25 octobre 2017, et prévoit plusieurs améliorations des conditions de travail du personnel. Mais c'est la suite qui coince. Les négociations n'ont pas permis d'appliquer les termes de cet accord dans des conventions collectives de travail. Les syndicats accusent les employeurs de vouloir saucissonner les négociations. "Ils veulent que chaque avancée soit compensée par une augmentation de la flexibilité des travailleurs", nous expliquait il y a quelques semaines Yves Hellendorf, secrétaire national de la CNE. Le personnel en a marre d'attendre. Les syndicats ont donc rejoint le mouvement des blouses blanches, le personnel se croisera les bras ce jeudi pour tenter de faire bouger les choses. Le préavis de grève a été déposé à la suite d'une énième réunion infructueuse début octobre.

Consultations fermées, administrations ralenties...

Ci-dessus une carte (susceptible d’être mise à jour) reprenant les hôpitaux concernés par les différentes actions. Selon les établissements, des piquets de sensibilisation à l’entrée ou dans le hall sont annoncés. Perturbations, actions, grève sont aussi au programme. Dans certaines institutions le service minimum (service comme un dimanche) sera d’application. En principe, nous dit-on, l’accès aux soins est garanti pour l’ensemble de la population, mais les visites en polyclinique, par exemple, peuvent être perturbées, des risques de files d’attente ou encore des opérations reportées sont aussi possibles.

Direct d'Arnaud Pilet depuis Namur (JT 13h):

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