Greenpeace profane un site sacré au Pérou pour attirer l'attention

Un acte considéré comme une profanation du site vieux de 2000 ans et que nul ne peut fouler du pied.
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Un acte considéré comme une profanation du site vieux de 2000 ans et que nul ne peut fouler du pied. - © Tous droits réservés

Pour attirer l’attention durant la conférence internationale sur le climat qui se termine à Lima au Pérou, Greenpeace n’a pas hésité à utiliser le site sacré des géoglyphes de Nasca pour y écrire un message géant visible du ciel. Un acte considéré comme une profanation du site vieux de 2000 ans et que nul ne peut fouler du pied. Pas même les présidents des Etats.

Sur son site, io9, explique que des militants de Greenpeace sont entrés dans la zone interdite pour y déposer des lettres en tissu jaune portant l’inscription: "Time for Change: L'avenir est renouvelable." Un message destiné aux délégués des 190 pays participants aux négociations sur le climat qui se déroule à Lima.

Un site que l'on ne peut voir que depuis le ciel

Le gouvernement péruvien envisage de poursuivre les activistes de Greenpeace accusés d'avoir "altéré de manière indélébile" le site de Nazca. Ce site n’est normalement accessible aux touristes qu’en avion.

Comme le rapporte The Guardian, les géoglytes de Nasca sont des figures énormes représentant les créatures stylisées gravées sur la surface de la terre voici près de 2000 ans. En l’occurrence, un immense colibri. Les péruviens leur attribuent une valeur rituelle liée à l'astronomie.

Le Vice-ministre de la Culture du Pérou a déclaré à la BBC : "Si vous marchez sur ce site, votre empreinte va durer des centaines voire des milliers d'années. Il s’agit de roches noires sur un fond blanc et, selon l’Associated Press, cette initiative de Greenpeace pourrait avoir endommagé irrémédiablement le site péruvien."

Finalement, Greenpeace s’est excusé d’avoir ainsi heurté le peuple péruvien et s’est engagé à étudier avec le gouvernement dans quelle mesure un dommage physique pourrait avoir été causé au site. Greenpeace envoie également son directeur exécutif Kumi Naidoo à Lima pour présenter des excuses au gouvernement péruvien.

RTBF

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