Gestes barrières, distanciation sociale… Déconfinement ne veut pas dire que tout est permis

Avec l’annonce des premières mesures de déconfinement, les beaux jours et les chiffres du coronavirus qui continuent de diminuer, un peu partout en Belgique c’est le relâchement. S’installer au parc pour un déjeuner au soleil entre amis ou sur un banc à plusieurs pour papoter… Bref ces petits gestes du monde avant, ça fait envie. Et on constate effectivement que de plus en plus de personne s’en donnent à cœur joie. Mais pour rappel, c’est toujours bel et bien interdit.

"On a besoin au niveau santé mentale de pouvoir se retrouver à l’extérieur", prône une jeune fille installée au soleil en train de déguster des fraises.

La distanciation sociale reste de mise

Certes, mais pourtant ces gestes sont toujours interdits.

"La distanciation reste la base de cette avancée pour combattre ce fléau. Les rassemblements sont toujours interdits, tout comme s’asseoir sur les bancs, par exemple. Ce n’est autorisé que pour les personnes malades, les personnes âgées et les femmes enceintes", rétorque de son côté Régis Kalut, inspecteur principal et porte-parole de la police fédérale.


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Pourtant le relâchement est bien là. Chacun semble s’accommoder des règles en vigueur. Mais respecter une certaine distanciation sociale lors d’un pique-nique au soleil entre amis ne veut pas dire que cette activité est autorisée. "J’évite les contacts proches, de toucher les gens par exemple, je me lave les mains, on évite de parler en étant trop près l’un de l’autre", détaille un jeune homme assis dans un parc. Si cela est important, ce n’est pas suffisant pour éviter la propagation du virus estiment les autorités.

De la verbalisation à la sensibilisation

Malgré ce relâchement dû aux premières mesures de confinement, pour la police, l’heure n’est plus à la verbalisation. Pendant le confinement, les forces de l’ordre ont dressé jusqu’à 40.000 procès-verbaux judiciaires en une seule journée. Mais la tendance est désormais à la baisse avec une moyenne de 200 verbalisations par jour.


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Il faut dire qu’avec le déconfinement, la police est amenée à intervenir sur d’autres infractions que le non-respect des consignes. "Nous sommes sur un travail qui est plus réactif. C’est-à-dire que la police est appelée pour un tas d’interventions : des vols, des accidents de roulage, des conflits entre personne. Et dans ce cadre-là, quand on vient répondre aux problèmes de citoyens, on profite de l’opportunité pour vérifier si les règles de confinement sont respectées", indique l’inspecteur principal de police.


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Ainsi, les activités de la police ont augmenté à mesure que nous avons été déconfinés. Et par ailleurs, avec l’assouplissement des règles, il est plus difficile de contrôler.

Dans ce contexte, les forces de l’ordre optent pour davantage de sensibilisation plutôt que pour la répression.

Le prochain Conseil national de sécurité aura lieu ce mercredi 3 juin. Dès lors, de nouvelles mesures devraient être annoncées dans le cadre du déconfinement progressif choisi par le gouvernement. Pour l’heure, l’ensemble des règles et des gestes barrières qui ont permis d’amorcer le déconfinement restent de mise.