Gérer les enfants de djihadistes belges en Irak ou en Syrie pour éviter leur radicalisation

Gérer les enfants djihadistes belges en Irak ou en Syrie pour éviter leur radicalisation
Gérer les enfants djihadistes belges en Irak ou en Syrie pour éviter leur radicalisation - © ABDULMONAM EASSA - AFP

Dans un rapport rendu public ce jeudi matin, plusieurs chercheurs de l’Institut Egmont préconisent de rapatrier chez nous les enfants de nationalité belge restés en Syrie. 

Selon une estimation communiquée par les chercheurs, ils seraient 162 en Syrie et en Irak. Une quarantaine d'enfants sont localisés dans des camps, soit en Syrie soit en Turquie.

Pour les auteurs du rapport, les laisser là-bas, serait une erreur. Un risque qui pourrait se retourner contre l'Occident.

La  grande majorité de ces enfants sont considérés comme des victimes par le gouvernement belge. 80% d’entre eux sont nés là-bas, ils ont moins de trois ans et ne présentent aucun danger pour notre sécurité.

Pour les rédacteurs du rapport il vaut donc mieux les ramener chez nous. Parce que dans les camps où ils se trouvent ils pourraient disparaître hors de tout contrôle et grandir aux mains des djihadistes.

Quatorze enfants de moins de trois ans sont déjà revenus chez nous, mais il en reste une quarantaine là-bas.

Pour Thomas Renard chercheur à l’Institut Egmont, le contexte a changé. Le moment est venu d’agir : "L'Etat islamique, le khalifa, a chuté. Il faut maintenant sans doute évoluer de politiques très sécuritaires vers des politiques plutôt...essayer de ramener une population qui était vulnérable à ces discours radicaux dans le giron d'un discours plus traditionnel. Et la meilleure manière de le faire, c'est sans doute à travers une politique plus pro-active et plus positive à l'égard de ces enfants"

Pour favoriser ces retours dans de bonnes conditions, le rapport préconise de simplifier les procédures de rapatriements, mais aussi de s’appuyer sur l’expérience acquise à l'étranger
notamment en France où une centaine d’enfants ont déjà été rapatriés.

"On appelle les autorités à développer des stratégies plus systématiques, plus coordonnées, plus cohérentes par rapport à l'encadrement des enfants de retour. Aujourd'hui, pour les enfants qui sont déjà revenus, les dossiers sont traités au cas par cas ; et ils sont traités de la même manière que sont traités les dossiers d'enfants en danger de manière classique. Or, ce sont ici des situations qui sont particulières", ajoute Thomas Renard.

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