Georges Dallemagne (cdH) : "Le port du voile, c'est aussi une revendication politique, radicale"

Georges Dallemagne (cdH) était l’invité du Grand Oral RTBF/Le Soir ce samedi 29 mai sur La Première. En tant que député à la Chambre, il s’est exprimé sur son désarroi face au port du voile dans les administrations, et plus globalement à Bruxelles.

Pour lui, le sujet prend de l’ampleur mais on préfère l’éviter. "On ne s’attaque pas aux questions essentielles, comme l’égalité entre les femmes et les hommes, par exemple. Moi, j’entends des femmes qui sont contraintes. J’entends des mariages forcés. J’entends des débats qui, d’ailleurs, n’ont jamais lieu sur l’espace public. J’entends notamment que le salafisme et les Frères musulmans se coordonnent ici sur la place de Bruxelles pour avoir des recrues supplémentaires. Selon nos services de renseignement, nous sommes la seule ville au monde où ils font cela".

Selon ce député à la Chambre, le port du voile est bien plus qu’un simple signe d’appartenance religieuse. "Finalement, c’est ça qui nous inquiète plus, c’est que si le voile n’était que la revendication d’une affirmation ou d’une religion, il ne poserait pas de problème. En fait, à travers le voile, il y a aussi une revendication politique, radicale, qui ne veut pas de notre modèle de société, ne veut pas de nos valeurs, et les combat".

Jürgen Conings, une menace prévisible

Georges Dallemagne s’est également exprimé sur le cas de Jürgen Conings, le militaire extrémiste en cavale et lourdement armé ayant proféré des menaces à l’encontre du virologue Marc Van Ranst. Pour lui, cela constitue une atteinte à notre sécurité que l’on aurait dû voir venir.

"A ce stade-ci en tout cas, on ne peut pas dire qu’on ne savait pas. On ne peut pas dire non plus que lorsqu’il a reçu son accréditation pour entrer dans les services secrets à l’armée, on ne savait pas qu’il faisait partie d’un groupuscule d’extrême droite. On le savait, en fait. Il fait également des entraînements à ce qui se fait appeler la Légion flamande, qui est une sorte de milice privée extrémiste".

A ce sujet, il ne peut s’empêcher d’exprimer son inquiétude, et son incompréhension. "Actuellement, je voudrais comprendre ce qui se passe au sein du SGRS. Et je m’inquiète d’avoir ce qui m’apparaît comme des défaillances graves qui concernent notre sécurité à tous. Et on peut le constater directement aujourd’hui, puisqu’il est toujours en cavale".

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