Geneviève Lhermitte va quitter la prison pour être placée en centre psychiatrique

Le TAP, le tribunal de l’application des peines de Bruxelles a décidé ce jeudi d’accorder la libération conditionnelle à Geneviève Lhermitte avec un projet d’hospitalisation dans un centre psychiatrique. C’est ce qu’a déclaré son avocat, Nicolas Cohen, à la RTBF.

L’avocat précise que la mère infanticide sera remise en liberté sous conditions lorsqu’une place se libérera dans le centre psychiatrique de son choix. Un centre dont le nom n’a pas été révélé.

Un plan de réinsertion en ce sens avait été présenté par l’intéressée. L’avocat a expliqué à Monika Wachter comment il a préparé ce dossier avec Geneviève Lhermitte et comment se sent sa cliente après cette décision :

Un régime psychiatrique strict

Le TAP de Bruxelles exigeait un régime psychiatrique strict. Le projet de plan de reclassement remis par Geneviève Lhermitte et son conseil portait justement sur une institution psychiatrique spécifique dans un régime fermé. Un centre qui a fait l'objet d'une attention soutenue du TAP lors des dernières séances : un psychiatre de l'institution a ainsi été entendu à plusieurs reprises à propos du suivi dont Geneviève Lhermitte fera l'objet. 

Cette libération sous conditions est susceptible de révocation à la demande du Parquet si les conditions ne sont pas respectées : c'est alors un retour à la case prison. 

Pour rappel, Geneviève Lhermitte a été condamnée en 2008 à la réclusion à perpétuité par la cour d'assises de Nivelles pour avoir tué ses cinq enfants. À l'époque, elle a été jugée responsable et n'avait donc pas un statut d'internée. C'était une condamnée de droit commun pouvant donc bénéficier d'une libération conditionnelle. 

Recours possible 

Un pourvoi en Cassation contre cette décision reste possible. Le Parquet, qui avait remis un avis défavorable à cette libération conditionnelle, a 24 heures pour se pourvoir en Cassation.

Pour rappel, la cour de Cassation ne se prononce pas sur le fond de l'affaire (sur le bien-fondé de la peine), mais sur la forme. Il s'agit donc d'un éventuel recours technique.

Archives: Journal télévisé 07/02/2019

Condamnée à la réclusion à perpétuité pour avoir égorgé ses 5 enfants, Geneviève Lhermitte demande sa libération conditionnelle 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK