Gaza: le seul laboratoire Covid sur la touche après un raid israélien

Le seul laboratoire Covid-19 de la bande de Gaza n'était plus en état de mener des tests de dépistage lundi après une frappe israélienne contre la clinique qui l'hébergeait, ont indiqué les autorités locales.

La clinique al-Rimal, située dans le centre de la ville éponyme de Gaza, a été en partie détruite par des tirs de l'armée israélienne, qui ont aussi ravagé des locaux du ministère de la Santé et des bureaux du Croissant-Rouge qatari, selon des responsables.

Les bombardements israéliens "menacent de saper les efforts du ministère de la Santé face à l'épidémie de Covid" car ils ont "notamment fait cesser les tests de dépistage au laboratoire central", a déclaré dans un communiqué Achraf al-Qodra, porte-parole du ministère local de la Santé.

"Le seul laboratoire de test Covid-19 à Gaza n'est plus opérationnel depuis le bombardement de la clinique al-Rimal", a tweeté l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), regroupement de factions palestiniennes excluant toutefois le Hamas au pouvoir à Gaza. 

Selon le ministère de la Santé, les frappes en cours ne permettent pas à ses équipes de faire le suivi des personnes infectées par le coronavirus et de poursuivre la campagne de vaccination.


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Avant l'escalade militaire entre le Hamas et Israël, les autorités de Gaza menaient en moyenne environ 1.600 tests de dépistage par jour avec un taux de positivité parmi les plus forts au monde (28%) et les unités de soins dans les hôpitaux étaient dépassées par le nombre de patients.

Enclave sous blocus israélien de deux millions d'habitants, la bande de Gaza a jusqu'à présent reçu 122.000 doses de vaccins, dont plus de la moitié n'avait pas été administrée, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

D'après l'OMS, 103.000 personnes ont été diagnostiquées avec la Covid dans la bande de Gaza, incluant près de 9.000 cas au début des affrontements entre le Hamas et Israël. Au total, le Covid a fait plus de 930 morts à Gaza selon des chiffres officiels.

Le nouveau cycle de violences entre le Hamas et Israël, déclenché le 10 mai, a coûté la vie à au moins 200 Palestiniens à Gaza dont au moins 59 enfants, selon un bilan palestinien.

Côté israélien, 10 personnes ont été tuées, dont un enfant, dans les tirs de roquettes palestiniens.

 

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