Gardiens de notre mémoire

Présents dès la plus haute antiquité, les sceaux ont été créés pour authentifier les actes et en ordonner l'exécution. Mais très vite, les sceaux ont été copiés. C'est ainsi que les contre-sceaux ont été créés. Les plus anciens recensés dans les Archives générales du Royaume datent du 9° siècle, les plus récents sont ceux de nos rois. Il en existe des milliers. Impossible de tous les compter ... Dès 1864, les sceaux ont été moulés afin de les conserver. La collection compte près de 38 000 moulages. C'est la deuxième collection au monde après celle de Paris.

Les sceaux sont composés d'un mélange de cire, de poix blanche à laquelle on ajoutait des pigments naturels pour les colorer, essentiellement du vert et du rouge. Pourquoi ces couleurs plutôt que d'autres ? Tout était une question de goût ! Pour consolider leur sceau, nos ancêtres ajoutaient aussi des cheveux, des tissus ou du sable. Des recettes difficiles à reproduire mais les restaurateurs tentent de les égaler.

Depuis 2008, tous ces moulages sont restaurés, photographiés et numérisés un à un. Un boulot de titan qui prendra encore quelque temps mais sachez que d'ici à la fin de cette année, 5000 moulages numérisés seront visibles sur le site des Archives générales du Royaume : www.arch.be.

Mais d'ici là, si vous voulez voir ces moulages ou avoir accès à la banque de données de ces sceaux, rendez-vous dans la salle de lecture des Archives générales du Royaume, rue de Ruysbroek à Bruxelles. Elle est ouverte et accessible à tous pour le prix de 20 euros par an du mardi au vendredi de 8h30 à 18h et le samedi de 9h à 12h30 et 13h à 16 h.

 (F. Walravens)

 

 

 

 

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