Futuromètre: une personne sur quatre a peur de perdre son travail

L’année 2016 a été marquée par d’importantes casses dans l’emploi en Belgique, que l’on pense à Caterpillar ou encore ING. Et aujourd’hui, ce contexte a des répercussions : un Belge sur quatre a peur de perdre son travail*. Dans le même temps, la peur du déclassement est réelle puisque les licenciements et les restructurations sont une source d’anxiété pour 74% des gens interrogés. Et pourtant dans le même temps, les Belges veulent prendre de la distance avec le monde du travail : pour neuf personnes sur dix, une bonne ambiance de travail est plus importante que tout le reste. Des Belges détachés de leur salaire, puisqu’ils ne sont que 36% à dire que le plus important est de bien gagner sa vie.

La fin d’un système ?

Le capitalisme est arrivé en bout de course pour huit personnes sur dix : selon elles, il faudrait à tout le moins le réguler. Mais qui pour changer les choses ? Pour une personne sur quatre, le changement doit venir des citoyens eux-mêmes, via l’économie collaborative (32%), le troc (20%), ou encore l’engagement dans une association (54%). Mais pour changer les choses dans le domaine de l’emploi et du travail, les gens accordent assez peu confiance aux institutions politiques : suivent les gouvernements fédéral (20%), régionaux et communautaires (9,6%) et seul un Belge sur dix croit encore en l’Europe.

Des sujets qui divisent la population

Il reste des sujets clivant : c’est le cas pour le revenu universel, il séduit une personne sur deux tandis qu’une autre moitié est farouchement contre. Dans le même temps, une personne sur deux pense qu’il y a trop d’assistanat en Belgique et qu’il faudrait limiter les allocations de chômage dans le temps.

*Le sondage a été réalisé par AQRate pour la RTBF et Le Soir sur un échantillon de 2451 entre le 3 et le 13 mars 2017 ; la marge d’erreur est de 1,60%.

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