Fusion des CPAS et communes : aussi en Wallonie?

C’est un retournement par rapport aux postures pré-électorales. Jusque-là, seul le MR était favorable à l’emboîtement du CPAS dans le pouvoir communal. Et puis, la majorité PS-cdH a revu sa position. Communes et CPAS doivent à présent se rapprocher. Pourquoi ? Le Ministre Paul Furlan invoque surtout des raisons financières. Des économies sont possibles. Or, tous les organismes publics doivent apprendre à fonctionner en économisant.

Perdre son âme dans la fusion

Cela dit, certains CPAS se sont déjà engagés sur la voie des synergies avec les communes. En partageant des bâtiments, en regroupant certains services… mais la majorité reste réfractaire à l’idée de fusion avec les communes. Et Claude Emonts, président de la Fédération des CPAS Wallons, doute profondément de pouvoir économiser par ce moyen. Il craint surtout de perdre, dans la foulée, ce qui fait la spécificité des CPAS depuis que la loi organique du 8 juillet 1976 règle leur fonctionnement: à la différence des conseils communaux, les décisions des Centres Publics d'Action Sociale se prennent sans considération de majorité ou d’opposition et dans une discrétion qui échappe au débat public et politisé. Si pour préserver cette confidentialité, il faut conserver une instance distincte au sein des communes, où est l’avantage, demande Claude Emonts?

Côté gouvernement, on est en revanche convaincu que le rapprochement est bénéfique. D’une certaine façon, la présence, depuis quelques années, des présidents de CPAS dans les collèges communaux préfigure le changement qui se prépare.

Aujourd’hui, l’idée est de se rapprocher d'avantage au point de fusionner. Tant qu’à présent, sur base volontaire. C'est du moins le sens de la note au gouvernement que le ministre Furlan devrait bientôt déposer.

Carl Defoy

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