Champs-Elysées: l'assaillant "connu", son identité "vérifiée" reste secrète

Fusillade Champs-Elysées: l'assaillant est connu et son identité a été vérifiée
Fusillade Champs-Elysées: l'assaillant est connu et son identité a été vérifiée - © THOMAS SAMSON - AFP

L'identité de l'individu qui a tué un policier jeudi soir sur les Champs-Elysées "est connue et a été vérifiée", a indiqué vendredi le procureur de Paris, François Molins. Une touriste étrangère a été blessée par des éclats, de même que deux autres policiers, dans cette attaque rapidement revendiquée par le groupe terroriste Etat islamique.

Le procureur a précisé que l'enquête était menée par la section antiterroriste de la police judiciaire ainsi que la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). "Des investigations sont en cours pour voir si l'auteur a bénéficié de complicités", a ajouté M. Molins.

Des origines belges?

L'attaque, menée à l'arme de guerre automatique, a été revendiquée par le groupe terroriste État islamique rapidement dans la soirée. L'organe de propagande du groupe, l'agence Amaq, a identifié l'assaillant comme Abu Youssef al Belgiki, suggérant que celui-ci était originaire de Belgique. L'expert belge Pieter Van Ostaeyen, contacté jeudi soir par Belga, n'était cependant pas en mesure de confirmer l'identité de cet attaquant.

Aucune précision n'a toutefois été donnée par les autorités françaises sur l'auteur présumé qui a été abattu. Le procureur Molins s'est refusé à donner son identité, en raison des nécessités de l'enquête.

Selon les médias français, il s'agit d'un homme de 39 ans, née en Seine-Saint-Denis. Titulaire de la carte grise du véhicule utilisé pour l'attentat, il était connu pour des faits de violences à l'encontre de représentants de l'autorité en France. Il avait été condamné en février 2005 à quinze ans de réclusion pour trois tentatives d'homicide volontaire, dont deux visant des policiers.

Le domicile de l'individu était réquisitionné dans la nuit dans le département de la Seine-et-Marne, près de Paris. Le quartier des Champs-Elysées était toujours circonscrit et l'objet d'investigations vers 01h00 vendredi matin.

Hommage national

Un conseil de défense a été convoqué vendredi à 08h00 par le président de la République François Hollande qui a annoncé qu'un hommage national sera rendu au policier de 37 ans décédé dans l'attaque.

Le pronostic vital de l'agent blessé le plus grièvement n'est plus engagé, a annoncé Pierre-Henry Brandet, le porte-parole du ministère de l'Intérieur.

Le Premier ministre belge Charles Michel a condamné cette "lâche et ignoble agression". Il a, de même que le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, offert son soutien à la France, frappée par un nouvel acte de terreur à trois jours du premier tour des élections présidentielles.

Les candidats d'extrême droite Marine Le Pen et conservateur François Fillon ont annoncé dans la soirée annuler leurs déplacements prévus vendredi, mettant entre parenthèse leur campagne, déjà placée sous haute surveillance en raison de la menace terroriste.

La déclaration de Matthias Fekl, ministre de l'Intérieur

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