Fusillade au Musée juif: les photos et les vidéos de l'auteur des faits

Dans le reste de l'actualité - Fusillade au Musée juif: les photos de l'auteur des faits
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Les photos des caméras de surveillance ont été publiées vers 17 h sur le site web de la Police fédérale. Les autorités appellent les témoins éventuels à contacter la Police fédérale pour communiquer les informations dont ils disposeraient.

Selon le signalement donné par la Police fédérale, l'auteur est de corpulence moyenne, athlétique et se déplace souplement. Il portait au moment des faits une casquette de couleur sombre avec un logo clair sur la face avant du côté gauche. Il portait également un vêtement de couleur bleue claire avec un logo clair à hauteur de la poitrine du côté gauche, un pantalon de couleur sombre et des chaussures également de couleur sombre avec des semelles claires. Il portait aussi en bandoulière un sac de couleur sombre avec logo blanc de petite taille et un autre de type sac de sport également sombre avec logo clair.

Il a fait usage d'une arme d'épaule avec crosse pliable de type Kalashnikov. Il a pris la fuite à pied en direction de la rue des Chandeliers et de la rue Haute à Bruxelles, dans le quartier des Marolles où il a été perdu de vue.

Si vous avez des informations à donner sur les faits relatés, veuillez prendre contact avec les enquêteurs de la Police fédérale via le numéro de téléphone 0800 30 300 ou réagissez online.

Rassemblement de protestation et d'hommage

A l'appel du Centre d'action laïque (CAL), entre 500 et 1000 personnes, selon la police, se sont rassemblées, dimanche à 17 heures, devant le Palais de justice de Bruxelles, pour exprimer leur solidarité aux familles des victimes de la fusillade. Le rassemblement a débuté par une minute de silence. A l'initiative du Comité de coordination des organisations juives de Belgique (CCOJB), des bougies ont été allumées en signe de recueillement à 19 heures. "Le premier acte visé par ce rassemblement est de marquer sa solidarité avec les familles des victimes et la communauté juive", a exprimé Henri Gutman, vice-président du CCOJB.

Pierre Galand, président sortant du CAL, estime que "cet événement va marquer la vie de notre pays et interpeller les politiques à savoir où en est la lutte contre l'antisémitisme. Est-ce qu'on tombe dans un communautarisme dangereux ? On ne le sait pas, mais on doit prendre la mesure des choses".

La ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet (cdH) a assuré qu'il y a actuellement par précaution une présence policière permanente devant l'ensemble des lieux de rassemblement de la communauté juive en Belgique. "Nous garderons ce dispositif jusqu'à nouvel ordre. Nous verrons l'évolution de l'enquête. (...) On a un faisceau de faits qui laissent penser évidemment à un acte antisémite. Mais, c'est aux enquêteurs de pouvoir le confirmer de façon définitive sur base des éléments dont ils disposent. Le doute et la présomption sont évidemment encore là".

Décès de la quatrième victime ?

Dans un communiqué, le musée juif de Belgique, employeur du quatrième blessé lors de la fusillade, annonce avoir appris le décès de ce dernier ce dimanche aux alentours de 14h à l'hôpital Saint-Pierre à Bruxelles. Il ajoute que la victime était entrée en fonction au musée juif de Belgique au mois d'octobre 2013 comme réceptionniste et avait rejoint le service Communication comme assistant au mois de mai de cette année.

Mais la ministre de l'Intérieur a indiqué peu après 17 heures ne pas pouvoir confirmer le décès de la quatrième victime de la fusillade. Peu après 19 heures, le parquet de Bruxelles a répété que le jeune homme de nationalité belge continuait à lutter pour sa vie à l'hôpital. Il est dans un état critique mais stable, a précisé le parquet.

Les deux victimes israéliennes : un couple de quinquagénaires parents de deux ados

Selon le site d'information israélien Ynetnews, qui publie un portrait, les victimes sont Emanuel (54 ans) et Miriam Riva de Tel Aviv. Ce couple laisse deux filles orphelines de 16 et 15 ans.

Selon un ami de la famille, ils travaillaient pour le ministère des Finances et d'autres institutions depuis des années. Il y avait 2 ans qu'ils étaient de retour en Israël après une mission à Berlin où ils avaient travaillé comme comptables dans des organisations gouvernementales.

Israël dénonce une montée de l'antisémitisme

En Israël, l'attentat de Bruxelles a fait la une de tous les médias, concurrençant le pèlerinage du pape François, notamment sur les radios, qui consacraient de longs commentaires et interviews sur le sentiment d'insécurité des communautés juives belge et européennes.

A son arrivée dimanche après-midi en Israël, le chef de l'Eglise catholique a exprimé son "profond chagrin" pour les victimes de la fusillade de Bruxelles, en estimant qu'il ne devait "pas y avoir de place" pour l'antisémitisme. "Je suis profondément attristé, mes pensées vont à ceux qui ont perdu leur vie dans l'attaque à Bruxelles. Je confie leur âme à Dieu", a-t-il déclaré.

Lors du conseil des ministres hebdomadaire, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait salué les prises de position de François contre l'antisémitisme. "Nous apprécions la position ferme du pape, au vu spécialement de la haine croissante contre les Juifs dont nous sommes témoins ces derniers jours", a affirmé M. Netanyahu. "Le meurtre à Bruxelles résulte de la campagne d'incitation à la haine menée continuellement contre l'Etat d'Israël par différents éléments au Moyen-Orient et en Europe", a répété le Premier ministre. Il a dénoncé certains Européens "qui s'empressent de condamner toute construction" israélienne à Jérusalem-Est, "mais qui ne se pressent pas de condamner, ou s'ils le font de façon très mineure, le meurtre de Juifs ici ou en Europe". "Nous nous élevons contre cette hypocrisie", a-t-il réaffirmé.

Benjamin Netanyahu a également proposé une "collaboration" d'Israël à l'enquête à son homologue belge Elio Di Rupo lors d'un entretien téléphonique, a indiqué un communiqué de son bureau en précisant que le chef du gouvernement belge était "le seul dirigeant européen qui m'a téléphoné à propos de cette affaire".

"Agir contre l'antisémitisme"

"Nous faisons confiance aux autorités belges, notamment à la justice et à la police pour faire toute la lumière sur ce crime affreux", a déclaré à l'AFP Yigal Palmor, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Le président israélien Shimon Peres a appelé dans un communiqué les dirigeants européens à "agir contre toutes les formes de l'antisémitisme qui redresse sa tête à travers tout le continent" européen.

Le bureau israélien du centre Simon Wiesenthal, du nom du chasseur de nazi Simon Wiesenthal, a également pressé les dirigeants européens d'intervenir contre l'antisémitisme. "A ce point, on ne sait pas si le terroriste (qui a commis cet attentat) est lié à un groupe organisé ou s'il s'agit d'un loup solitaire comme ceux qui ont frappé à Toulouse contre une école juive et un centre communautaire juif à Kansas City", a relevé le centre dans un communiqué.

Le président de l'Agence Juive, un organisme para-gouvernemental chargé de l'immigration de juifs en Israël, Nathan Chtaransky a pour sa part déploré l'absence de mesures de sécurité suffisantes, notamment de caméras de surveillance autour du Musée juif à Bruxelles.

"L'Agence juive a créé après l'attentat de Toulouse un fond doté de 2 millions de dollars destiné à renforcer les mesures de sécurité des communautés juives en Europe. Ces deux derniers mois, nous avons versé 150.000 dollars à Anvers et 50.000 dollars à Bruxelles pour l'installation de caméras de surveillance autour d'écoles juives. Mais c'est aux municipalités et aux autorités locales d'assurer la protection d'institutions tels que des musées ou des magasins juifs privés", a plaidé M. Chtaransky à la radio publique.

Évaluation des risques

La ministre de l'Intérieur et de l'Égalité des Chances, Joëlle Milquet, a rencontré dimanche matin des représentants de la communauté juive belge ainsi que le président du Congrès juif européen. Ils ont passé en revue toutes les mesures de sécurité prises et à prendre sur les lieux avec ou sans présence physique de personnes issues de la communauté juive.

Des représentants de l'OCAM (Organe de coordination pour l'analyse de la menace), du Centre de Crise et de la police fédérale ont assisté à cette réunion. "La communauté (juive de Belgique) a exprimé sa volonté de poursuivre ses activités. Les écoles, les synagogues ou encore, les centres culturels continueront à fonctionner mais dans un contexte de sécurité renforcée, avec une présence policière permanente", indique le cabinet de la ministre de l'Intérieur. "Il a été décidé que les mesures de sécurité et le niveau 4 décrété hier (samedi) resteront en vigueur jusqu'à nouvel ordre", conclut le communiqué.

L'attaque du Musée juif de Belgique a coûté la vie à deux Israéliens et une Française. Une quatrième personne blessée lors de la fusillade, de nationalité belge, se trouve dans un état critique à l'hôpital.

Le Consistoire Central et le Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique (CCOJB) ont indiqué samedi soir que "le fait que cette fusillade ait été perpétrée dans un lieu hautement symbolique de la vie juive à Bruxelles, ne peut que susciter l'effroi dans le contexte de recrudescence actuelle de l'antisémitisme en Belgique et en Europe." Une cellule de crise a été immédiatement mise en alerte par le Consistoire Central et le Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique. Les dirigeants, en coordination étroite et permanente avec les autorités policières, judiciaires et médicales, disent prendre toutes les mesures nécessaires afin d'assurer l'intégrité physique et psychologique des membres de leur communauté. "Ce qui s'est passé était prévisible", a réagi samedi soir le président de la Ligue belge contre l'antisémitisme (LBCA) Joël Rubinfeld. "Nous assistons ces dernières années à une libération de la parole antisémite", estime-t-il.

"Les Belges unis et solidaires"

"Notre pays et tous les Belges sont unis et solidaires face à cette attaque odieuse dans un lieu culturel juif". Voilà les termes en lesquels le Premier ministre Elio Di Rupo s'est exprimé ce samedi soir après la sanglante fusillade au musée juif, dans le quartier du Sablon, à Bruxelles. L'attaque a été menée par un homme "probablement seul" et "bien préparé", a annoncé dimanche une porte-parole du parquet.

Le parquet appelle aux témoignages de la population : "Nous avons besoin de vous pour faire avancer l'enquête". Des images de l'auteur seront publiées dans les prochaines heures sur le site de la Police fédérale.

Niveau de menace relevé

Autour du Premier ministre, les ministres de l'Intérieur Joëlle Milquet et de la Justice Annemie Turtelboom étaient réunis pour la conférence de presse. Un premier Ministre et deux ministres aux traits tirés, le gouvernement visiblement choqué a tenu à adresser son soutien à la communauté juive.

Même si rien n'indique qu'une menace pèse sur d'autres lieux, la ministre de l'intérieur Joëlle Milquet a décider de "relever le niveau de menace par rapport aux lieux où se rassemblent des personnes relevant de la communauté juive au niveau 4, ce qui signifie notamment une présence policière permanente. Cela vaut pour l'ensemble du pays et pas seulement à Bruxelles".

Quant aux circonstances du drame, on sait désormais que les quatre victimes ont été touchés à l'intérieur du musée juif, par une ou plusieurs balles dans les environs du visage ou de la gorge.

Le parquet de Bruxelles confirme aussi qu'une personne a été interpellée dans le cadre de l'enquête, elle est entendue sous statut de témoin, et non de suspect.

RTBF avec agences

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