Fuel gang: détention prolongée pour les deux derniers suspects de prostitution de mineures

Un dossier a été ouvert en août 2019 à la suite d'une information policière.
Un dossier a été ouvert en août 2019 à la suite d'une information policière. - © RTBF

La chambre du conseil de Bruxelles a confirmé vendredi la détention préventive des deux derniers suspects du Fuel gang, placés sous mandat d'arrêt pour prostitution forcée, a indiqué vendredi le parquet de Bruxelles. Leur détention a en conséquence était prolongée d'un mois. Un dossier a été ouvert en août 2019 à la suite d'une information policière selon laquelle une ou plusieurs jeunes filles mineures se prostituaient dans une habitation. Plusieurs devoirs d'enquête ont été effectués mais ils n'ont permis d'objectiver ces indications qu'en octobre 2019.

Une nouvelle information policière est alors parvenue au parquet de Bruxelles relatant le même type de faits à une autre adresse. Des liens ont pu être établis entre les deux informations. Le procureur du Roi a alors saisi un juge d'instruction en sollicitant un mandat d'amener à l'encontre d'un suspect. En décembre, une nouvelle information judiciaire a été ouverte à la suite de la disparition en France d'une jeune fille forcée de se prostituer en Belgique. Le parquet de Bruxelles a également saisi un juge d'instruction. Les deux instructions ont été jointes dans la mesure où elles concerneraient potentiellement les mêmes suspects.

Le 16 janvier dernier, la chambre du conseil de Bruxelles a confirmé la détention de trois suspects, puis celle de deux autres individus le lendemain. Le 28 du même mois, elle avait ensuite confirmé le placement en détention d'une sixième personnes. Mercredi, un septième suspect a été placé en détention.

Une fille de 16 ans

D'après plusieurs médias, la jeune fille française âgée de de 16 ans avait fugué fin novembre après une dispute à l'école. Elle était venue à Bruxelles avec son petit-ami français. Début décembre, ce dernier l'avait "vendue" à des membres d'une bande urbaine de Saint-Gilles en échange d'argent et de drogue pour une valeur de 2.000 euros. Ces derniers l'auraient enfermée en plusieurs endroits et lui auraient créé un profil sur le site web de prostitution "Quartier rouge". La jeune fille aurait alors été forcée de se prostituer dans le sous-sol d'une maison à Uccle, où elle a été retrouvée, et dans divers hôtels. Selon l'enquête, d'autres jeunes filles françaises auraient été victimes de la même bande.

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