Froid sibérien : faut-il obliger les sans-abris à accepter un hébergement ?

Froid sibérien : faut-il obliger les sans abris à accepter un hébergement ?
Froid sibérien : faut-il obliger les sans abris à accepter un hébergement ? - © AFP PHOTO MARIO GOLDMAN

Vincent De Wolf, bourgmestre de la commune d’Etterbeek en Région bruxelloise, a décrété une ordonnance de police qui impose l'arrestation administrative des sans-abris qui refuseraient d'intégrer les hébergements d'hiver.

La ville de Bruxelles a aussi pris des mesures. Le bourgmestre, Philippe Close, a décidé de mobiliser sa police pour contraindre les sans-abris à accepter un hébergement. Philippe Close précise que pour les adultes, ce sont les travailleurs sociaux qui resteront en première ligne et qui pourront solliciter les services de police au besoin. L'intervention de la police visera surtout les enfants en rue.

L’intervention de la police et le caractère obligatoire de cette mesure fait débat. Selon certains avocats comme Florence Pouffe, la mesure est disproportionnée et ne règle pas le problème.Moi, ça me pose évidemment une question par rapport à la liberté individuelle. Il faut voir ce qu’on va faire une fois que cette personne est arrêtée, elle peut être arrêtée uniquement 24 heures. Et que va-t-on faire pendant ces 24 heures ? Et qu’est-ce qu’on fait le lendemain ? Elle va nécessairement être remise dehors et on va quoi ? Arrêter ces personnes-là toutes les 24 heures ? "

Peut-on obliger des sans-abris à accepter un hébergement ? Les pouvoirs publics ont-ils l’obligation d’intervenir par grand froid ?

Bertrand Henne reçoit autour de la table Vincent De Wolf, bourgmestre d'Etterbeek, Jean Peeters, secrétaire du Front SDF et Pierre Ryckmans, médecin et coordinateur de l’asbl Infirmiers de rue.

Un débat à suivre en direct dès 12h30 ce mardi 27 février sur La Première.

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