Frank Vandenbroucke : "Je suis là pour défendre les intérêts du secteur des soins de santé"

Ce mercredi, Franck Vandebroucke était l’invité d’Ophélie Fontana dans le journal de 13 heures.

Le ministre fédéral de la santé est notamment revenu sur les mesures liées au "plan été" qui ont été annoncées hier.

Mais avant cela, il a tout d’abord répondu aux infirmiers qui lui reprochent de ne pas avoir eu de geste à leur égard depuis le début de son mandat. "Je comprends bien que les infirmiers soient à bout. Cela fait 16 mois qu’ils sont au front. Mais on a pris des mesures. Il y a notamment le Fond Blouses blanches. On parle de 400 millions d’euros qui vont permettre d’embaucher du personnel supplémentaire. Et pour être très précis, pour l’année 2021, la priorité du fond, c’est d’embaucher un équivalent temps plein supplémentaire par unité de soins, ce qui permettra de faire sortir l’infirmière en chef du cadre normatif."

De plus, une revalorisation des salaires est prévue selon le ministre. "On est en train de finaliser les négociations là-dessus. Nous allons investir 600 millions d’euros pour revaloriser les salaires. Cela devrait commencer dès juillet."

"Il faut retrouver une vie normale"

Le comité de concertation organisé hier a pour le moins créé des tensions. Il est notamment revenu que Frank Vandebroucke n’était pas d’accord avec le plan de déconfinement proposé.

Aujourd’hui, il semble bien plus en accord avec les décisions. "Je crois que le plan est ambitieux, à juste titre. Et je crois qu’il faut vraiment retrouver une vie normale étape par étape."

Si certains évoquaient déjà une démission du ministre, ce ne sera pas le cas. "Non. Je suis là pour défendre les intérêts du secteur des soins de santé. Donc, il faut quand même une personne dans le Codeco qui défend les intérêts des soins de santé. Et donc, je vais rester là. Soyons clairs. Mais je crois que la difficulté, c’est de trouver un équilibre entre, d’un côté ce souci de retrouver la liberté et la vie normale, et d’un autre côté retrouver une vie normale dans les hôpitaux."

Raccourcissement du temps d’attente entre les deux doses AstraZeneca : "on entre dans une phase d’abondance de vaccins"

Ce matin, les ministres compétents pour la Santé ont décidé mercredi de ramener le délai pour la seconde dose du vaccin AstraZeneca à 8 semaines, contre 12 jusqu’à présent.

Une décision qu’appuie Frank Vandenbroucke. "On a voulu accélérer la dernière phase de la campagne en raccourcissant le délai entre la première et la deuxième dose d’AstraZeneca. On avait décidé au début de la campagne d’avoir un délai de 12 semaines entre la première dose d’AstraZeneca et la deuxième. A vrai dire, c’était le délai maximum parce qu’on voulait donner priorité à la première piqûre, parce qu’il y avait une pénurie de vaccins. Maintenant, dans la dernière phase de la campagne, on entre dans une phase d’abondance de vaccins et donc on peut raccourcir les délais pour accélérer la dernière phase."

Et le ministre a un objectif qu’il ne cache pas, "vers la mi-août, on veut avoir vacciné toutes les personnes désireuses se faire vacciner avec les deux doses nécessaires."

Le secteur de la nuit est déçu

Si les décisions prises hier sont une bonne nouvelle pour de nombreux secteurs tels que l’évènementiel ou l’Horeca, il y a encore des déçus. Parmi eux, les discothèques qui vont rester à l’arrêt.

Mais selon le ministre, il était impossible de faire respecter les règles dans ces lieux. "On va rouvrir toute une série de secteurs mais avec des protocoles très stricts. Comment est-ce qu’on peut garantir la distanciation sociale d’un mètre cinquante dans des boîtes de nuit ? C’est quand même impossible."

Les fans de foot devraient eux être heureux, il sera en effet possible de regarder les matchs entre amis. "La priorité est évidemment d’organiser des écrans géants. On sait très bien qu’en extérieur, le risque de contamination n’est pas nul, mais il est beaucoup moindre que le risque en intérieur."

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