France: crash d'un bombardier d'eau intervenant sur l'incendie de Générac

Un bombardier d'eau intervenant sur l'incendie de Générac, dans le Gard, s'est écrasé au sol vendredi, a-t-on appris auprès des pompiers, dans cette commune où plus de 600 hectares ont brûlé depuis le début de la semaine.

"Nous avons lancé les recherches nécessaires, les secours sont sur place", a précisé le commandant Jacques Pagès à l'AFP. L'appareil, un Tracker, le plus petit modèle des bombardiers d'eau, d'une capacité de 3.600 litres, n'a qu'un seul pilote à bord: "On n'est pas très optimistes, l'appareil se serait disloqué au sol", a-t-on ajouté de source proche des secours.

Dans la commune gardoise de Générac

De tels accidents sont rarissimes. Parmi les derniers drames similaires en France, celui d'un Canadair qui s'était écrasé en mer, le 1er août 2005, avec son pilote et son copilote, à Calvi en Haute-Corse.

L'appareil qui s'est crashé vendredi était mobilisé sur les nouveaux feux qui frappent la commune gardoise de Générac, avec quelque 130 hectares brûlés depuis le départ de ces incendies, en début d'après-midi. Rien qu'entre 14H30 et 15H00, 8 à 10 départs de feu ont été constatés au sud de Nîmes, entre Saint-Gilles et Vauvert, a précisé le commandant Jacques Pagès, au PC de commandement de Générac.

"C'est criminel, c'est sûr. Plusieurs feux qui partent simultanément, à des endroits différents... On est complètement dépassé, il y a du vent, il fait chaud. Mais il faut garder son sang froid", a déclaré le maire de la commune, Frédéric Touzellier, sur BFM TV.

A l'AFP, le maire a précisé qu'une vingtaine de maisons ont été évacuées et un mas touché. Le château et le gymnase du village ont été ouverts pour accueillir les sinistrés.

Le premier incendie qui avait frappé Générac, mardi et mercredi, brûlant quelque 500 hectares, serait lui aussi d'origine criminelle, avait déclaré le procureur de Nîmes Eric Maurel jeudi, parlant d'un "acte volontaire".

Les deux personnes interpellées dans l'incendie de Générac relachées

Les deux personnes interpellées dans l'enquête sur l'incendie de Générac ont été libérées samedi vers midi, selon le procureur de la République de Nîmes Eric Maurel. En quelques heures vendredi après-midi plus de 300 hectares de forêt sont partis en fumée après les 500 hectares brûlés mardi et mercredi. Onze départs de feu ont été recensés vendredi.

Parmi eux, ce nouveau départ à Générac, encore au bord de la D14, comme pour l'incendie de mardi, pour lequel le procureur de Nîmes, Eric Maurel, avait clairement privilégié la piste criminelle jeudi.

"Nous ne laisserons passer aucune enquête et nous mettrons tous les moyens à chaque fois qu'il y a un incendie pour que ceux qui de façon irresponsables font courir des risques à la vie de celles et ceux qui combattent les feux et ceux qui vivent sur ce territoire (...) soient systématiquement appréhendés et mis à disposition de la justice", a déclaré le ministre de l'Intérieur.

Le ministre français de l'Intérieur Christophe Castaner a fait le voyage dans le Gard

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