France: 36 sangliers morts sans doute à cause des algues vertes

Un sanglier mort le 26 juillet 2011 dans une anse de la baie de Saint-Brieuc sur la commune de Morieux
Un sanglier mort le 26 juillet 2011 dans une anse de la baie de Saint-Brieuc sur la commune de Morieux - © Damien Meyer (archives AFP)

L'Agence de sécurité sanitaire de l'environnement (Anses) a estimé mercredi "hautement probable" que la mort de 36 sangliers, cet été en Bretagne, soit due à du sulfure d'hydrogène produit par les algues vertes, sans pouvoir affirmer qu'il s'agissait du seul facteur.

Dans ce rapport publié au lendemain de celui de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) arrivant à des conclusions similaires, l'Anses a estimé "au regard de l'ensemble de données disponibles, que l'hypothèse d'une intoxication par le sulfure d'hydrogène (H2S) est la plus probable sans pouvoir affirmer qu'il s'agit du seul facteur contributif de la mortalité massive."

L'Anses avait été chargée par le ministère de l'Agriculture d'examiner les causes de la mort de ces animaux sauvages dans la baie de Morieux située dans l'estuaire du Gouessant.

L'agence avait déjà recommandé en juillet dernier de ramasser les algues vertes le plus rapidement possible après échouage pour éviter la putréfaction. Elle conseillait aussi de doter les personnels d'un détecteur de sulfure d'hydrogène et d'équipements de protection.

Dans son rapport de mercredi, elle préconise cependant de procéder à "des travaux complémentaires" à la recherche d'éventuelles cyanotoxines sur les organes des animaux morts et qui ont été conservés.

De même l'Anses suggère de se pencher sur les enjeux sanitaires associés à la décomposition d'algues vertes et la production de H2S dans les vasières, les fonds d'estuaires et des lits de certaines rivières.

En juillet l'Anses rappelait que la prolifération des algues vertes "est principalement liée à des concentrations élevées de nitrates dans les eaux, apportés par les activités humaines, en particulier l'agriculture, et une configuration physique du littoral" breton et du Cotentin.

"Pour l'origine des algues vertes et les causes de leur prolifération, il n'y a pas tellement de mystère, ce sont des rejets d'azote sous forme de nitrate et de phosphore dans certains cas", a rappelé Gilles Salvat, directeur de la Santé animale à l'Anses.


AFP

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