Former les enseignants pour les aider à donner des cours de français aux élèves non francophones

La Fédération Wallonie-Bruxelles veut permettre aux enseignants d'être formés pour apprendre à donner des cours de français aux élèves dont ce n'est pas la langue maternelle.
La Fédération Wallonie-Bruxelles veut permettre aux enseignants d'être formés pour apprendre à donner des cours de français aux élèves dont ce n'est pas la langue maternelle. - © BERNARD GILLET - BELGA

Le nouveau gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles veut permettre aux enseignants d’être formés pour apprendre à donner des cours de français aux élèves dont ce n’est pas la langue maternelle.

Le but : s’adapter à la réalité de terrain.

À Bruxelles, par exemple, un jeune enfant sur deux grandit dans une famille multilingue. C’est ce qu’il ressort d’une étude menée par une chercheuse de l’Ecole de santé publique de l’ULB. Cette dernière s’est rendue dans une centaine de milieux d’accueil francophones de la Région bruxelloise.

Résultat : chez les tout-petits, un enfant sur deux parle au moins une autre langue en plus du français à la maison. La plupart du temps, il s’agit de l’anglais ou du néerlandais. Et dans une moindre mesure de l’espagnol, de l’italien ou de l’arabe. Et puis il y a ceux qui n’entendent jamais parler français à la maison. C’est le cas d’un petit Bruxellois sur six.


Apprendre le français aux enfants dont ce n’est pas la langue maternelle, c’est déjà le cas aujourd’hui. Il existe, par exemple, les dispositifs d’accueil et de scolarisation des primo-arrivants, les classes Dispa. Mais ici, on parle plutôt d’une prise en charge au sein même de la classe pour que le français soit appris par ces élèves en tant que langue étrangère.

L’idée, c’est que l’enfant ait le sentiment d’être reconnu avec sa culture, ses codes, et bien sûr sa langue. Que ce ne soit pas vu comme un handicap, mais comme une force.

À l’avenir, le français langue étrangère sera donc intégré à la formation des enseignants en tant que compétence transversale avec la possibilité de se spécialiser pour ceux qui le désirent.

Une information à lire dans la Libre ce mardi matin.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK