Fondation Benoît : aider les jeunes en panne à se remettre en selle

Martin a été remis en selle
Martin a été remis en selle - © RTBF

Nous connaissons tous autour de nous des jeunes qui sont à l'arrêt depuis des mois, parfois des années. Certains ont perdu pied durant leur adolescence, d'autres essaient différentes études et ne trouvent pas vraiment leur voie. Pour la plupart, les services d'orientation scolaire ou professionnelle ne leur sont d'aucun secours. La Fondation Benoît accompagne des jeunes de 18 à 35 ans en panne de projet, la formule fonctionne.

Les histoires de ces jeunes sont parfois très compliquée, celle de Martin ressemble plutôt à la réalité de beaucoup de jeunes de sa génération. Il a 21 ans et a eu un parcours scolaire difficile dans le secondaire. Il a fini par obtenir son diplôme en passant le jury central. Sophie, la maman de Martin, l'a porté à bout de bras pendant de nombreuses années.

Martin fait une première année dans une Haute Ecole en économie qui se termine par un échec sur tous les plans. Livré à lui-même, il ne parvient pas à se prendre en charge, il désinvestit ses études et perd pied: "J'ai terminé cette année, j'ai vu mes points et j'ai pensé: t'es nul, t'arrives pas à réussir dans une école qui n'est pas si compliquée... J'étais perdu... quand on essayait de m'aider, je prenais cela comme une attaque". 

Accepter d'être aidé

Finalement, Martin va accepter l'aide de la Fondation Benoît. La psychologue et psychothérapeute Dominique Van Neste nous explique dans quel état arrivent certains jeunes : "Ils ne se sentent motivés par rien; ils disent: je ne sais plus où j'en suis et je ne vois rien comme avenir pour moi. Ils se lèvent juste pour rencontrer les copains qui sont dans la même situation qu'eux parce que les autres sont en route et n'ont pas le temps. Donc, ils perdent aussi une partie de leurs amis". Dans cette structure, on ne fait ni de la thérapie ni de l'orientation professionnelle, c'est un entre-deux. L'objectif, et cela peut prendre un certain temps, est de chercher avec le jeune un projet qui lui convient.

Une histoire qui se termine bien

Martin a pu déballer son sac, dire ce qu'il gardait pour lui et qui lui faisait tourner la tête et puis ils ont établi un plan d'action: "Dominique Van Neste m'a fait comprendre que j'étais quelqu'un de bien, que je n'étais pas bête, que je pouvais faire de grandes choses, des études et les réussir, que j'étais capable". 

Aujourd'hui, Martin a trouvé du sens à sa vie. Il a entrepris une école de commerce sur le modèle de l'enseignement en alternance: deux jours à l'école, trois jours sur le terrain. Il joue au foot, apprend la guitare et Sophie, sa maman, le trouve bien changé: "Il évolue bien, se prend en mains; ça l'a grandi". La Fondation est encore présente quand Martin a besoin d'un coup de pouce.

Dominique Burge

Le site de la Fondation Benoît

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