Foire du Livre : un déjeuner avec Didier Van Cauwelaert

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A moins d'une demi-heure du direct du journal, Thierry Bellefroid déjeune "à la catapulte" avec son invité, Didier Van Cauwelaert. Le temps de faire le point sur les dernières trouvailles de l'écrivain, et sur la situation de l'édition en ces temps de crise.

Lil toujours bleu et rieur, quelques ridules de sourire en plus et quelques cheveux en moins, le romancier qui fait rêver les femmes depuis ses vingt ans na pas perdu une miette de son intérêt pour les phénomènes paranormaux. Cette fois, il sintéresse de près aux NDE (Near Death Experience).

Il y a longtemps que nous nous connaissons, plus longtemps encore que je le lis. "Cheyenne", "Orange amère", "La vie Interdite", sont quelques-uns des romans qui ont baigné ma vie de jeune adulte. Curieusement, "Un aller Simple", qui lui avait valu le Goncourt, est sans doute lun de ceux que javais le moins aimé, à lépoque.

Il y a quelques années, nous nous sommes vus en dehors des plateaux, il sest procuré sans me le dire un de mes romans et ma fait le plus beau cadeau dont on puisse rêver : un coup de téléphone enthousiaste suivi dune lettre louangeuse. Le genre de choses quon noublie pas.

Allez, je lavoue, longtemps jai rêvé dêtre lui. Enfin, décrire comme lui. Avec ce mélange de légèreté, cette apparente absence deffort mais pas deffets, loin de là ! -, cet humour délicieux, et surtout, surtout, cette capacité à incarner ses personnages dès la première page, comme peu de romanciers peuvent y prétendre.

Sur le plateau de "Mille-Feuilles", à loccasion dune émission spéciale que nous lui avions consacrée, Didier avait osé chanter un morceau dune comédie musicale quil était en train de composer, ce qui avait valu à ce brillant communicateur lun des plus grands tracs télévisuels de sa carrière.
Notre complicité nous amène à détranges conversations, entre carpaccio et croquette de crevettes.
-Et ton sommeil, ça va ?
-Oui, je dors comme un ange, désormais.

Parmi les nombreux sujets dintérêts de ce romancier avide de trouvailles scientifiques plus ou moins farfelues : la thérapie par le son. Il mavait fait faire la connaissance dun des ses amis, un Tournaisien, qui avait à lépoque traité mes problèmes dinsomnies. Pas étonnant quun écrivain pareil nous fasse entrer dans un tableau de Magritte, comme cest le cas dans son nouveau roman. Nous buvons notre café dun trait, la caméra nous attend.

Japprends de la bouche de son attachée de presse quAlbin Michel se félicite davoir fait 40% de chiffre daffaires supplémentaire ce samedi, par rapport au samedi de lan dernier. Malgré la crise, les lecteurs sont là. Ils semblent avoir besoin de rêve. Et Van Cauwelaert en est lun des principaux pourvoyeurs
(T.Bellefroid)

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