Fin de la COP23: "On ne va pas assez loin, pas assez vite"

Fin de la COP23: "On ne va pas assez loin, pas assez vite"
Fin de la COP23: "On ne va pas assez loin, pas assez vite" - © PATRIK STOLLARZ - AFP

La 23ème conférence des Nations Unies, plus communément appelée COP23, s'est clôturée à Bonn ce samedi à l'aube. Les délégations se sont quittées à l'aube au terme d'un marathon de discussions.

L'enjeu de cette COP23 n'était pas négocier un nouveau traité, mais d'avancer sur la mise en oeuvre de l'Accord de Paris qui servira de base dans la lutte contre le réchauffement climatique à partir de 2020.

Une déclaration a été adoptée, mais pour Brigitte Gloire d'Oxfam, le bilan n'est pas assez ambitieux "On pensait que toutes les catastrophes climatiques que l'on a subies en 2017, que la présidence d'un pays insulaire (les îles Fidji) et les rapports des scientifique, allaient ouvrir les yeux des négociateurs et accélérer les rythme mais non, on ne va pas assez loin, pas assez vite"

Le conférence a vu resurgir les divisions entre les pays développés et les pays les plus vulnérables sur la question du financement.

Des avancées ont néanmoins été obtenues , on épinglera notamment la création d'un TALANOA, terme fidgien pour définir un dialogue, une discussion sur les engagements climatiques des Etats. Au vu des derniers rapports scientifiques, ces derniers sont insuffisants pour protéger la Planète, . Ce dialogue débutera en janvier , il sera informé par les travaux du Giec, un nouveau rapport est attendu en octobre rpochain sur la manière de garder le réchauffement du climat sous la barre des 1 degrés et demi.

Il y a aussi des lueurs d'espoir

A côté de ce manque d'ambition Brigitte Gloire épingle toutefois trois avancées importantes

La première concerne l'agriculture. "On l'attendait depuis de nombreuses années, un plan de travail sur l'agriculture a été mis sur pied. C'est important car nous sommes nombreux à dire attention il y a un vrai lien entre climat et terre , entre climat et production agricole et la COP a enfin reconnu ce lien, désormais elle abritera toutes ces discussions, c'est une très bonne chose"

Un deuxième point positif concerne la reconnaissance des communautés et des peuples indigènes "une plate-forme va être crée grâce à laquelle désormais ces personnes seront désormais représentées au sein de la convention des parties". Cela concerne près de 370 millions de personnes qui subissent déjà les impacts des bouleversements climatiques

Enfin le troisième point concerne le genre, un plan d'action a été crée " Il y a beaucoup d'injustice en matière de climat à commencer par celle des femmes qui sont beaucoup plus touchées que les autres dans leur travail quotidien dans les pays du sud."

Le travail est loin d'être fini, les délégations se sont déjà donné rendez-vous l'année prochaine en décembre en Pologne.

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