Files interminables, mesures de sécurité : une première journée de réouverture des magasins plutôt calme

Files interminables, vendeurs entre impatience et inquiétude : suivez cette première journée de réouverture des magasins
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Files interminables, vendeurs entre impatience et inquiétude : suivez cette première journée de réouverture des magasins - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

Boutiques de vêtements, de chaussures, de sport, de meubles, parfumeries ou encore librairies : tous les magasins non essentiels ont rouvert leurs portes ce lundi 11 mai. Une réouverture qui fait suite au déclenchement la phase 1B du déconfinement dans notre pays. Mais faire son shopping aujourd’hui n’a plus rien à voir avec ce que les clients ont connu avant la crise. Chacun doit désormais s’habituer aux nouvelles mesures de sécurité. Essayer un vêtement, chercher un produit dans les rayons, faire la file à la caisse : à partir d’aujourd’hui, profiter d’une virée shopping passe d’abord par le respect des consignes.

Des files interminables devant plusieurs magasins dès ce matin

La réouverture des magasins se fait dans des conditions très strictes : distanciation sociale, gel hydro-alcoolique et port du masque. Et si, pour la plupart des vendeurs, cette première journée de réouverture s'est déroulée dans une ambiance plus calme que d'habitude, certains magasins ont tout de même été pris d'assaut. C'était le cas déjà avant 9h devant le Ikea de Hognoul dans la province de Liège.


►►► Eviter les files devant les magasins, c'est possible ?


Ou encore au Ikea d'Anderlecht : 

Files interminables également devant le magasin Action, chaussée d’Ixelles à Bruxelles :

Toujours à Bruxelles, rue Neuve, les clients sont aussi au rendez-vous : 

Et les scènes de files se repètent devant plusieurs magasins Décathlon. Celui d'Alleur mais aussi celui de Châtelineau comme l'ont montré les employés du magasin.

Une bulle d’oxygène pour les vendeurs

Entre sentiments d’impatience et d’inquiétude, les vendeurs ont rouvert ce lundi en espérant pouvoir relancer leur chiffre d’affaires. "On a hâte de recommencer évidemment ", explique le gérant d’un magasin de cuisine dans la région de Charleroi. "Et je constate que si pendant la crise, les gens étaient plus tatillons, j’ai l’impression qu'ils ont envie qu’on recommence ; même si c’est difficile à dire à l’avance".

Cet autre gérant d’un coffee bar dans le complexe Ville 2 rouvre sa partie "à emporter". Si lui aussi est heureux de reprendre ses activités, il se pose encore beaucoup de questions: "Nous avons mis des plexiglas devant les caisses et nous avons assuré les distances de sécurité lorsque les clients attendent en file. Et notre équipe est restreinte donc c’est totalement gérable. Le seul problème, c’est si les clients ont des masques et un temps limité pour se promener, on se demande alors qui va s’arrêter pour prendre un café ou une autre boisson. On ne sait pas où on va mais c’est un bon début, un premier pas. Le but, c’est de travailler et c’est bon pour le moral ".

Dans cette boutique de prêt-à-porter à Namur, tous les vêtements essayés sont ainsi passés à la centrale vapeur pour éviter d'être mis en quarantaine. "Tout est désinfecté. J’ai la vapeur du fer à repasser qui est à 200 degrés", explique la gérante Isabelle. Pour les chaussures, c'est le spray désinfectant. Ici, les clients ne se bousculent pas ce lundi matin et souvent, ils appellent avant de venir. "On préfère pour qu’ils puissent prendre leur temps. Les essayages, même sur une demi-heure, ce n’est pas évident"

"Si la sécurité de la galerie commerçante surprend des clients en train de discuter, ils leur demanderont de sortir "

Pour ces lieux très fréquentés, faire respecter les règles d'hygiène est un enjeu de taille. C’est pourquoi, dans les galeries commerçantes, le shopping est limité à 30 minutes, comme dans les grandes surfaces.

Au centre commercial Rive Gauche à Charleroi, ce sont chaque année des millions de visiteurs qui se croisent dans la galerie. Selon la responsable marketing du shopping, Anne-Sophie Gérard, le centre est prêt à faire face à un afflux éventuel de clients. Pour cela, seules deux entrées piétonnes sont accessibles. Des gardes sont postés aussi aux entrées pour limiter le nombre de visiteurs à l'intérieur de la galerie.

"L’objectif est évidemment que ces personnes ne passent pas trop longtemps dans le shopping et fassent vraiment leurs achats essentiels. Pour cela, on a des gardes de sécurité qui vont tourner dans la galerie, éviter que les gens ne s’arrêtent, éviter que les gens ne commencent à discuter au milieu des allées. Et si ça devait être le cas, ils leur demanderont de quitter le shopping et de le faire à l’extérieur".  

Le centre Médiacité à Liège a lui aussi pris de nombreuses mesures. A peine 2800 personnes ont fréquenté la galerie ce lundi matin, ce qui correspond à 40% à 50% environ de la fréquentation pour un lundi traditionnel. Chaque commerce doit afficher le nombre de clients qu'il peut laisser entrer, selon sa superficie. Des files ont tout de même été constatées devant certains magasins du centre. Comme le montre ce reportage, beaucoup sont venus en couple ou avec des amis, ce qui n'est pas permis. 

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