Feuilleton: Les secrets de l'hôpital: Episode 2: Les cuisines du CHR de Liège

Reaps de patient au CHR de Liège
Reaps de patient au CHR de Liège - © RTBF

Séquence souvenir dans cette émission. On commence à ressortir de nos caisses certains reportages qu'on a aimé vous montrer. Notamment ce feuilleton qui nous faisait découvrir les coulisses du Centre Hospitalier Régional de la Citadelle à Liège. Episode 2.


La nourriture, le nerf de la guerre.
Premiers incidents de tournage.  A notre arrivée, mouvement de grève au CHR de la Citadelle. Les drapeaux verts de la CSC flottent devant l'établissement. Les 18 vigiles réclament une revalorisation de leur salaire. Pas de quoi fouetter un chat, me direz-vous. Seul problème : les vigiles ont décidé de bloquer l'accès du restaurant pour faire entendre leur cause. Et ce jour-là, notre reportage portait justement sur le fonctionnement du restaurant. On sent le service communication embêté. Il avait préparé notre venue avec minutie et voilà que les grévistes remettent tout en cause. Avec en plus la perspective que notre caméra échauffe certains esprits.

On nous fait faire des détours pour arriver en cuisine. On y parvient sans trop de problème. Finalement, ça prouve une chose. Le restaurant est une plaque tournante de l'hôpital. La nourriture, c'est aussi quelque part le nerf de la guerre de l'hôpital. Si, ce jour-là, le personnel sera privé des repas du mess, pas question de prendre en otage les patients. Ils seront servis à temps et à heure.

Il y a 1036 lits au CHR. Ce qui représente 3000 repas par jour, 1.220.000 par an. Impossible évidemment de tout produire pour le jour même. On prépare les plats un ou deux jours à l'avance. Ensuite, on place tout en chambre froide. Et le jour J, on ressort tout sur une grande chaîne de distribution où l'on compose les assiettes. On est en plein Temps Modernes de Charlie Chaplin. Si vous vous souvenez, ce film parle entre autre de la mécanisation du travail où chacun effectue une petite tâche toujours identique pour gagner en vitesse. Charlot y visse des écrous à longueur de journée. En cuisine, c'est un peu le même principe. Il y a la personne qui place les assiettes, celle qui sert la purée, une autre la sauce… Le ballet est bien étudié et la chorégraphie rodée.

On n'y sert pas pour autant n'importe quoi. Les menus sont composés par des diététiciens professionnels. D'un simple repas, on peut avoir 50 variations de menu. Tout dépend de la fiche du patient. Un diabétique ne mangera pas la même chose qu'un patient souffrant d'appendicite.

L'unité de transport prend le relais. Les plateaux sont placés sur des chariots. Il y en a une soixantaine à distribuer à travers tout le CHR. Chaque agent peut marcher plus de 10 km par jour. Une fois arrivés en unité de soins, les chariots sont branchés sur le secteur car ils font office de chauffe-plats. 50 minutes plus tard, c'est prêt à servir. « A table »

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK