Feu vert pour la station de métro Toots Thielemans à Bruxelles

Mobilisation des commerçants contre le projet de la station de métro Toots Thielemans, le 2 mai 2019 dans le quartier Stalingrad.
Mobilisation des commerçants contre le projet de la station de métro Toots Thielemans, le 2 mai 2019 dans le quartier Stalingrad. - © OPHELIE DELAROUZEE - BELGA

La future station de métro Toots Thielemans doit voir le jour au bout de l'avenue Stalingrad, entre la place Rouppe et la gare du Midi. La STIB a confirmé avoir obtenu le 24 mai dernier son permis de la Région bruxelloise pour entamer les travaux de construction.

Le marché a été attribué à la société belge Besix, sur décision du Conseil d'Administration de la STIB. En vertu de la règle de "standstill" (délais d'attente) liée à l'octroi d'un marché public, des recours pourraient encore être introduits par d'autres candidats potentiels dans les deux semaines, précise Guy Sablon, porte-parole de la société bruxelloise de transports en commun. Celui-ci confirme que les travaux devraient commencer au printemps 2020 et se terminer à l'automne 2024, pour un coût total de 174 millions d'euros. 

Craintes du quartier

Le permis prévoit la construction de la nouvelle station de métro mais aussi celle de trois tunnels pour la relier aux stations de Lemonnier et de la gare du Midi. C'est en fait une partie de l'édification du métro 3. Un chantier "pharaonique" dénoncé par les associations de riverains et commerçants du quartier Stalingrad, notamment soutenus par l'asbl Inter-Environnement Bruxelles.

Ils s'étaient d'ailleurs mobilisés le 2 mai dernier, pour dénoncer un manque d'information et de transparence de la part des autorités, un projet qu'ils jugent inutile dans un secteur déjà bien desservi, et l'impact à venir sur le tissu urbain et économique du quartier, avec une perte de chiffre d'affaire estimée entre 40 et 50%.

"Pathétique"

Par ailleurs, le fait que ce permis ait été délivré dans la discrétion à deux jours des élections suscite le débat, tant on sait que l'opposition au projet est vive, également dans les rangs d'Ecolo. "Il y a un côté pathétique sur le plan démocratique, à prendre une décision pareille juste avant les élections, de manière à la soustraire aux débats qui ont eu lieu pendant la campagne, a réagi l'écologiste Isabelle Pauthier ce vendredi midi sur Débats Première. Selon la députée bruxelloise fraîchement élue, ancienne directrice de l'ARAU, l'Atelier de recherche et d'Action Urbaine, cette décision signifie le sacrifice de 1000 emplois directs et indirects.

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