Fête du sacrifice : boycotter les abattoirs et faire des dons à l'étranger

Fête du sacrifice : boycotter les abatoirs et faire des dons à l'étranger
Fête du sacrifice : boycotter les abatoirs et faire des dons à l'étranger - © Tous droits réservés

Alors que l’Aïd, la fête du sacrifice pour les musulmans à lieu jeudi, nombreux sont les croyants qui ont choisi cette année de boycotter les abattoirs belges. La cause : l’interdiction en Flandre et en Wallonie d’exécuter les moutons dans les abattoirs temporaires, sans les avoir au préalable étourdis. Une décision qui a laissé la communauté musulmane dans l’incompréhension.

Un abattage à l’étranger 

Habituellement beaucoup de musulmans de Belgique se rendent dans un abattoir temporaire, certains accompagnent même l’animal jusqu’au bout. Cette année, plusieurs autorités musulmanes ont suggéré aux fidèles de boycotter l’abattage en Belgique. Alors, beaucoup ont opté pour un sacrifice à l’étranger. Amar Arbaï est musulman, il fait partie de ceux-là : " L’argent qui était consacré pour l’achat de ce mouton, on l’envoi à des associations ici en Belgique ou alors à des personnes nécessiteuses dans notre pays d’origine. "

Des associations récupèrent les dons

Beaucoup d’associations se chargent de récupérer les dons en Belgique, de faire abattre les animaux à l’étranger et de distribuer ensuite la viande à des familles dans le besoin. C’est notamment le cas d’Islamic Relief, une ONG basée à Bruxelles et qui joue le rôle d’intermédiaire. Cette année, elle a reçu plus de dons que les années précédentes, quelque 20% de plus. Une augmentation en partie due à l’appel au boycott.

Un sentiment de stigmatisation

Amar Arbaï regrette cette décision de la Région wallonne et de la Région flamande. Il estime que c’est une entrave à sa religion et ne comprend pas pourquoi il y a un traitement différent d’une région à l’autre. Pour lui, " c’est une stigmatisation de plus ". Par ailleurs, il insiste sur le fait que le Coran exige que l’on respecte l’animal. Il ne veut pas qu’on prenne sa communauté pour des " barbares sauvages assoiffés de viande ".

Jeudi à Bruxelles, seule région où c’est encore possible, trois abattoirs temporaires accueilleront ceux qui souhaitent effectuer ce sacrifice en Belgique. Mais les communes s’attendent à ce qu’il y ait moins d’affluence qu’à l’accoutumée.

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