Féministe et réfugiée en Belgique, Abeer porte la voix des femmes de Gaza

Féministe et réfugiée en Belgique, Abeer porte la voix des femmes de Gaza
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Féministe et réfugiée en Belgique, Abeer porte la voix des femmes de Gaza - © Tous droits réservés

Abeer a 24 ans. Elle est demandeuse d’Asile depuis octobre 2018. Elle nous a raconté son parcours et ses ambitions.

Cette féministe originaire de Gaza se sent "libre comme un oiseau" en Belgique

Abeer, 24 ans, militante féministe de Gaza, réfugiée en Belgique. Elle raconte son histoire.

Porter la voix des femmes de Gaza

"Je me suis trouvée moi-même, en Belgique. Je me sens libre". Du haut de ses 24 ans, Abeer affiche des objectifs ambitieux. "Je suis venue ici pour compléter mon éducation et devenir une spécialiste des relations internationales". Son engagement, elle l’a commencé dans la bande de Gaza. "Oui, je suis féministe !", affirme-t-elle, souriante. "Je veux devenir une représentante des femmes de Gaza. Je veux porter leurs voix et raconter leurs histoires cachées".

"En Belgique, les femmes roulent à vélo librement !"

Abeer vivait dans la bande de Gaza.

Elle y a étudié la littérature anglaise à l’Université et était, déjà, activiste pour les droits des femmes. "Les femmes ne sont pas libres de faire ce qu’elles veulent, on parle d’elles. A Gaza, je suis limitée dans mes choix en tant que femme".

Abeer a décidé de venir en Belgique, après un passage par la République tchèque. "Les femmes font ce qu’elles veulent, ici. Elles peuvent rouler à vélo… c’est d’ailleurs la première chose que j’ai apprise en arrivant en Belgique".

Le choix belge s’est imposé, par la langue. "L’anglais est ma deuxième langue. A Bruxelles, en tant que capitale de l’Europe, il y a beaucoup de nationalités différentes et tout le monde parle anglais. Je peux communiquer plus facilement que dans d’autres pays d’Europe".

Le mal du pays face à la vie de réfugiée

En attendant l’analyse de sa candidature en tant que réfugiée, Abeer vit au Centre d’accueil Fedasil de Morlanwelz, dans le Hainaut.

Elle partage une chambre avec 6 autres femmes, originaires d’Afrique subsaharienne. Toutes attendent l’officialisation de leur statut pour pouvoir étudier et travailler.

"Je prends des cours intensifs de français, 4 fois par semaine, pour devenir autonome", raconte la jeune femme, qui touche 1€ par jour. "Je parle parfois du mal du pays avec mes amis. Mais au final, je me sens bien en Belgique. Je vais pouvoir atteindre mes objectifs. Tout se passera bien pour moi".

Pour obtenir le statut de réfugiée, qui lui donnera le droit de rester et de travailler en Belgique pendant 5 ans, Abeer va devoir passer plusieurs auditions. L’administration décidera si elle peut rester en Belgique ou si elle doit rentrer en Palestine.

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