Féminicide à Assesse: une femme tuée par son compagnon, connu pour des faits de violence

Les faits se sont produits dans cette habitation située à deux pas de l'administration communale
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Les faits se sont produits dans cette habitation située à deux pas de l'administration communale - © RTBF

Le parquet de Namur vient de le confirmer. "Cette nuit, une femme de plus est morte sous les coups de son compagnon. " a confirmé le procureur du Roi de Namur, lors d'une conférence de presse organisée cet après-midi. L'autopsie a révélé que le femme était décédée à la suite des coups portés contre elle.  

Les enquêteurs sont descendus sur place en fin de nuit, alertés par l'auteur présumé. Le corps de la victime a été découvert vers cinq heures du matin par les services de secours, au domicile de son compagnon et de sa mère situé rue de la Gendarmerie, à proximité immédiate de l'administration communale.  

Un compagnon violent

Le bourgmestre d'Assesse a été prévenu par le chef de corps de la zone de police locale mais il affirme qu'il ne connait pas la victime. 

Dans le quartier, les habitants ne se disent pas très étonnés: "Ils se disputaient souvent…" confie une voisine. 

"Le compagnon de la victime présente de nombreux antécédents judiciaires, notamment pour des faits de violence sur la victime", précise le parquet.

Il est connu de la justice depuis septembre 2018. L'individu a été placé en détention préventive durant 5 mois avant d'être finalement libéré le 3 octobre dernier.

Le parquet réclame des moyens

Selon le procureur du Roi de Namur, il faut dégager des moyens pour encadrer les victimes de violences conjugales: "Comment les aider?" s'interroge Vincent Macq, "comment empêcher une victime de reprendre contact avec son agresseur?"

"La justice fait son travail mais l'encadrement n'est pas suffisant" estime-il, notamment concernant le suivi des auteurs: "Monsieur est sorti d'une détention préventive le 3 octobre dernier, il aurait dû être suivi à partir de cette date." Mais le délai d'appel a retardé la mise en place du suivi thérapeutique imposé par le tribunal correctionnel.

"Je ne peux pas vous dire que la justice n'a pas fait son travail mais force est de constater que quelque chose ne fonctionne pas puisque madame est morte" , regrette, amère, Charlotte Fosseur, la porte-parole du Parquet. 

L'auteur âgé de 38 ans, devrait être présenté devant le juge d'instruction demain afin d'être placé sous mandat d'arrêt. 

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