Faut-il limiter l'euthanasie dans les cas de souffrances psychiques ?

Il faut être excessivement prudent lorsque l’on parle de personnes qui ont connu un parcours qui les a amenés à demander l’euthanasie.
Il faut être excessivement prudent lorsque l’on parle de personnes qui ont connu un parcours qui les a amenés à demander l’euthanasie. - © Lloyd Morgan - Flickr

Peut-on demander l'euthanasie si on souffre de dépression, par exemple ? La réflexion sera lancée aujourd'hui par un groupe d’experts au sein du comité consultatif de bioéthique. La question de l'euthanasie pour des souffrances psychiques est revenue plusieurs fois dans l'actualité ces dernières semaines.

Pour le moment, c'est le cas de Tine Nys qui fait la une de l'actualité. Cette jeune flamande a obtenu son euthanasie, pour cause de souffrances psychiques. Aujourd'hui ses soeurs critiquent la manière dont cela s'est passé. Il y a quelques années c'était le cas d'un couple âgé qui avait fait débat. Lui était en phase terminale, mais pas elle. Et il avait tous les deux introduit une demande d'euthanasie... C'est à l'occasion de cette affaire que la ministre de la santé de l'époque avait saisi le comité consultatif de bioéthique.

Jacqueline Herremans, membre de ce comité et présidente de l'association pour le droit à mourir dans la dignité, précise qu'il s’agit au final d’une réflexion plus globale. Il faut, pour elle, éviter de tirer des conclusions trop hâtives à partir des cas particuliers qui font la une des journaux. "Il faut être excessivement prudent lorsque l’on parle de personnes qui ont connu un parcours qui les a amenés à demander l’euthanasie. Nous ne connaissons pas tous les éléments. Il est certain qu’il n’y a pas de tabou à parler de l’euthanasie. Ce serait malheureux. Mais, pour pouvoir bien en parler, il faudrait sans doute qu’on soit mieux documenté."

Mais cela n'empêche donc pas la discussion. Au sein même du comité de bioéthique, les avis divergent. A l'heure de la première réunion, on ne peut donc pas présager de l'issue des débats.

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