Faut-il interdire les suppléments d'honoraires en chambre commune ?

Pour la mutualité chrétienne, il faut interdire les suppléments d'honoraires en chambre commune - illustration
Pour la mutualité chrétienne, il faut interdire les suppléments d'honoraires en chambre commune - illustration - © AFP

La ministre de la santé a formulé ce mardi une série de propositions pour tenter de relancer la négociation pour un nouvel accord entre mutuelles et syndicats de médecins pour la fixation des tarifs médicaux pour l'année prochaine.

On sait que l'Absym refuse de participer aux négociations : en cause, le projet de loi qui vise entre autre à interdire les suppléments d'honoraires pour les hospitalisation dans des chambres à deux lits, impensable pour l'Absym. 

Ce projet de loi sera discuté ce mercredi matin en commission de la santé de la Chambre. Des amendements devraient toutefois être apportés par la majorité. On verra si cela suffira à faire revenir l'Absym autour de la table des négociations qui devraient débuter lundi prochain.

Pour Jean Hermesse, secrétaire général de la mutualité chrétienne, il faut interdire les suppléments d'honoraires en chambre commune pratiqués par certains hôpitaux "afin d'éviter un phénomène de tache d'huile, que d'autres hôpitaux soient mis en difficultés". Ce qui permettrait d'éviter aux patients des factures importantes. "À ce moment-là, on pourrait aussi garantir à tous les patients qu'ils n'auraient plus jamais de surprise en cas d'hospitalisation en chambre commune. Ce qui permettrait à tout le monde de peut-être ne plus devoir payer de primes en assurance-hospitalisation, qu'elle soit mutuelliste ou commerciale".

Des primes qui augmentent depuis quelques années à cause des suppléments d'honoraires, juge Jean Hermesse. "Nous voulons éviter que demain en Belgique, on ait une médecine à deux vitesses, des hôpitaux qui réclament des suppléments d'honoraires importants et qui ne sont accessibles qu'aux personnes qui paient des assurances-hospitalisation qui elles-mêmes doivent couvrir jusqu'à 200, 300% et puis les autres hôpitaux qui seraient peut-être des hôpitaux dits de seconde zone et qui ne pourraient jamais demander de suppléments d'honoraires. Ce n'est pas du tout ce que nous avons choisi dans notre système de Sécurité sociale".

RTBF

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