Fausses alertes à la bombe: que risquent les auteurs?

Que risquent les auteurs d'une fausse alerte à la bombe comme celle d'hier au Woluwe Shopping Center?
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Que risquent les auteurs d'une fausse alerte à la bombe comme celle d'hier au Woluwe Shopping Center? - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Les centres commerciaux bruxellois du Woluwe Shopping Center, du Docks Bruxsel et du Westland Shopping ont fait l’objet d’une alerte à la bombe hier soir. Ces alertes provoquent à chaque fois de fortes perturbations. Elles monopolisent les services de police et de secours. Sans compter l’impact émotionnel de ce genre d’événements auprès de la population. Que risquent dès lors les auteurs de ces fausses alertes à la bombe ? D’après la loi, les petits plaisantins de ce type s’exposent à des sanctions sévères. Ils risquent une peine de prison de trois mois à deux ans et une amende pouvant aller jusqu’à 1800 euros. Ils s’exposent aussi à des poursuites civiles, parfois conséquentes.

Courriels anonymes

Courriels, courriers ou coups de téléphone anonymes sont souvent à l'origine de ces fausses alertes. Hier soir, c’est un courriel, écrit en anglais, envoyé hier en fin d’après-midi à l’accueil du Woluwe Shopping Center qui est à l’origine de ces évacuations. Le ou les auteurs du courrier annonçaient la pose de bombes dans le centre commercial « en raison de la politique étrangère de la Belgique ». Le magasin a été évacué et des équipes spécialisées ont été envoyées sur place pour inspecter les lieux. Après vérifications, aucun signe de danger n’a été constaté.

Plus tôt dans la semaine, une autre fausse alerte à la bombe a fait les gros titres. En Flandre, les écoles d'Aarschot, de Diest et de Westerlo ont été évacuées après réception d’un courrier anonyme menaçant. Cette fausse alerte à la bombe a provoqué l'évacuation de quelque 9000 élèves.

Dommages et réparations

Il y a quelques semaines, l’auteur d’une fausse alerte à la bombe s’est vu infliger une amende de 380.000 euros. Le jeune homme né en 1998 s'était rendu coupable de plusieurs fausses alertes à la bombe à Bruxelles, Charleroi, Mons et Liège. Des alertes qui ont mené à l'évacuation des bâtiments visés et à l'interruption du trafic ferroviaire. 

L'individu a été condamné par le tribunal correctionnel à une peine de travail de 300 heures (peine de travail maximale) et à une amende de 300 euros. Mais c'est au niveau civil que la condamnation est la plus lourde. Le jeune homme devra verser 380.000 euros de dommages aux différentes parties civiles. Ces dommages couvrent notamment la mise à l'arrêt de nombreux trains pendant plusieurs heures. À ces dommages, s'ajoutent notamment les intérêts qui courent depuis fin 2016.   

Condamnations exemplaires

En 2017, deux des auteurs d'une fausse alerte à la bombe en gare de Namur avaient écopé d'un an de prison ferme. Des condamnations qui se veulent manifestement exemplaires pour éviter que de tels faits ne se reproduisent.

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