Fast fashion: la mode, à quel prix?

Fast fashion : la mode, à quel prix ?
Fast fashion : la mode, à quel prix ? - © Tous droits réservés

Produire toujours plus de vêtements, les consommer toujours plus vite et pour à qualité pas toujours top. C’est un peu l’esprit derrière le mot fast fashion. Cette mode rapide qui a un coût pour l’environnement. L’industrie de la mode est la deuxième industrie la plus polluante au monde après le pétrole. C’est toute sa chaîne de production et de transport qui pose un vrai souci pour la planète.

Savez-vous de combien d’eau les fabricants ont besoin pour fabriquer un jeans ? 9000 litres. Comptez 2500 litres pour un simple t-shirt. La production d’un t-shirt, d’un jean, cela nécessite aussi beaucoup de composants toxiques, c’est ce qui donne la couleur rouge vive de votre chemisier préféré par exemple. Bien souvent ces composants se retrouvent dans les eaux usées et cela rend l’industrie responsable de près de 20% de la pollution des eaux mondiales selon un rapport de l’Agence française de l’environnement.

L’eau, les composants textiles polluent, mais aussi évidemment tout le pétrole nécessaire pour acheminer tous ces pantalons, chemises et pull dans les magasins. Des vêtements qui viennent des quatre coins de la planète et qui terminent dans nos armoires.

Production et transport, tout cela génère 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre par an.

Gaspillage

La fast fashion coûte cher à la planète, d’autant plus qu’une grande partie des vêtements ne termine pas dans nos armoires. Les magasins se retrouvent chaque année avec des tonnes d’invendus. En 2017, H & M en aurait brûlé 12 tonnes de vêtements, des produits avec des défauts de fabrication selon l’entreprise. Burberry de son côté s’est débarrassé en 2018 de près de 30 millions d’euros d’invendus.

Les grands noms de la mode ont décidé de réagir et envoient un message clair : il est temps que ça change. 147 grandes marques
ont signé vendredi un "pacte de la mode", un "fashion pact". Elles s’engagent à avoir des pratiques plus respectueuses de l’environnement. Leur objectif est d’atteindre zéro émission nette de CO2 en 2050 et 100% d’énergies renouvelables d’ici 2030 "sur toute la chaîne d’approvisionnement".

Les ONG, prennent cette annonce avec des pincettes. Elles craignent que les grandes entreprises ne passent pas à l’acte, parce que ce fashion pact n’est pas contraignant. Les consommateurs, eux, n’ont pas attendu pour réagir face à cette surconsommation de vêtements. Application de revente de vêtements, friperies, vide dressing, le chiffre d’affaires de la slow fashion, de la seconde main ne fait qu’augmenter ces dernières années.

 

 

 

Archives : Vews 24/10/2017

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK