Fanny, la saccuplatikophile d'Esneux

Ca a commencé il y a sept ans. Fanny voit un sac, le trouve joli, décide de le garder. De fil en aiguille, le sac se transforme en quelques sacs. Puis en une collection. Aujourd'hui, Fanny en a plus de 4.000. Et ne compte pas s'arrêter là: "Au moins, dit-elle en riant, mes amis savent quel cadeau me fait plaisir: un sac. Vide!"

Ses sacs, Fanny les bichonne. Hop, un coup de vapeur, puis direction le dessous de la pile, histoire de ne laisser aucun pli. Et, de temps en temps, quand les voisins jettent leurs vieux journaux dans de beaux sacs, elle va, discrètement, récupérer les sacs.

 Le saviez-vous ? Il existe aussi, dans les sacs, des séries limitées. On en trouve notamment au Salon de l'Auto. Mais Fanny avoue qu'elle ne se battrait pas pour en avoir. Ce qui tombe bien: les hôtesses du salon les distribuent sans problème. Car Fanny fréquente assidûment le Salon, en compagnie de son mari: "Lui, il vient pour les voitures, moi je dois faire tous les stands pour avoir les sacs." Au moins, comme ça, tous les deux sont contents.

Fanny a beau être jeune, elle n'est pas loin de penser que les sacs, c'était mieux avant. D'abord, parce que les sacs recyclables qu'on reçoit au supermarché sont moins solides que ceux de l'ancienne génération. Mais surtout parce que, quand elle a commencé, Fanny entrait souvent dans les magasins; expliquait qu'elle collectionnait les sacs et en recevait un sans problème. Aujourd'hui, il lui arrive de tomber sur des employés qui disent "C'est 50 centimes" . Or, tout le plaisir de la collection de sacs des magasins, c'est évidemment de les recevoir...

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