Famille d'accueil: un bon encadrement doit correspondre aux besoins de chaque enfant

"L'accueil familial" (xavier Verstappen - directeur)
"L'accueil familial" (xavier Verstappen - directeur) - © RTBF - Patrick Michalle

Le nombre de candidats à l’accueil a augmenté dans l’ensemble de la francophonie, on est passé de 796 prises de contact en 2017 à 938 l’année dernière. Plusieurs campagnes de sensibilisation expliquent cette amélioration. De même que des changements dans le processus de sélection des candidats à l’accueil et dans l’encadrement administratif et financier des familles d’accueil. Mais cette augmentation ne suffit pas à rencontrer une demande de placements en hausse constante elle aussi. C’est en région bruxelloise que la situation est la plus préoccupante, essentiellement pour des raisons démographiques, où près de deux cents enfants attendent une famille d’accueil.

Promouvoir une mixité sociale des familles d’accueil

Pour Xavier Verstappen, directeur de « l’Accueil familial », une structure agréée à Woluwe-St-Lambert, l’enjeu n’est pas d’avoir le plus de candidatures de familles d’accueil : « c’est d’avoir les familles d’accueil qui correspondent aux enfants qui attendent. Car ce n’est pas un » shopping « où on va mettre un enfant avec n’importe quelle famille, on doit vraiment trouver les familles qui peuvent accueillir l’enfant concerné ».

Des familles d’accueil sont recherchées pour des enfants de tous les âges. Si les candidats à l’accueil ont souvent en tête des petits enfants ce qui manque le plus ce sont des places pour des enfants de plus de 7 ans. Et aussi des familles au profil multiculturel, des familles issues de l’immigration par exemple afin de permettre une plus grande mixité sociale des familles d’accueil.

Un parcours de sélection de plusieurs mois pour garantir un accueil de qualité

En 2018, sur 546 entretiens d’informations, un peu plus de deux cents candidatures ont été retenues au terme d’une sélection en plusieurs phases. Pour Victoire Poot-Baudier, qui s’apprête à accueillir un enfant, cette étape de sélection est indispensable :

« On nous confie quand même un enfant. On doit dire énormément de nous, se livrer, on se remémore des choses, on retrace notre parcours et tout cela fait ressortir des émotions, des sentiments… on rit, on pleure, on passe par tout cela et en fait c’est extraordinaire. Pour nous cela nous semblait important d’être encadré aussi pendant toute la phase d’accueil qui va suivre ».

Le délai de sélection des familles a été raccourci dans la nouvelle procédure. Il n’excède plus six mois. Il repose toujours pour l’essentiel sur le bénévolat.

Une intervention financière forfaitaire est prévue pour couvrir certains frais. Et à partir du 1er avril, ce système ne sera plus lié au montant des allocations familiales perçues par la famille d’accueil.

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